Author: olivier

  • Explosion de vie !

    Je le répète sans cesse à ceux qui me rencontrent, le marais est un vrai paradis et réserve,  chaque jour, son lot de surprises !

    Parler ou montrer tout ce qui m’émeut ou m’éblouit prendrai trop de temps et réussir à vous transmettre tout l’amour que j’ai pour les êtres qui peuplent mon marais demanderai un talent que je ne possède pas, alors je vous montre quelques instants de vie captés par mon appareil photo .

    Hier soir,de très nombreux chironomes plumeux ( comme des moustiques mais qui ne piquent pas ) tentaient de pondre à la surface de l’eau et étaient, pour certains, happés par une ” horde ” de canetons affamés, tout juste nés .J’en ai compté 29 issus, d’à priori, 4 mères qui les accompagnaient et les surveillaient .

    Leurs attitude frénétique étaient des plus cocasse et attendrissante et je vous propose de vous placer un court moment dans mon affût :

    Fin avril-début mai des oiseaux de passage , aiment séjourner un court moment dans le marais afin de se reposer, s’alimenter et ainsi reprendre des forces car il reste,  pour certain encore,  du chemin à parcourir .

    Les spatules et leur bec si étonnant font partie de ceux là :

    spatules adulte et immature

    D’autres ne viennent qu’en cette saison au marais afin de se reproduire , tel ce petit gravelot, pas plus gros qu’un moineaux mais sprintant sur les digues arides et nues à la vitesse de Speedy Gonzales :

    petit gravelot

    Ou ce fringille fragile avec son babille sophistiqué  et sa splendide gorge rose, que je n’ai pour le moment  “attrapé” qu’en vol ! la linotte mélodieuse :

    linotte mélodieuse mâle en vol

    Il y a aussi les belles pattes du chevalier gambette et son sifflement puissant pour séduire sa belle :

    chevalier gambette et avocette

    Je pourrais continuer très longtemps, tant cette période printanière, est fastueuse pour l’amoureux de la nature mais je terminerais avec cette vue du marais verdoyante  et,

    paysage truscat

    espérer vous rencontrer et voir vos yeux briller d’admiration pour le marais …

     

  • La vie de château !

    Au printemps 2017, on pouvait imaginer que le peuple à plumes avait trouvé un peu brutal le bouleversement occasionné par la remise en état de la saline .

    Cette année , le doute n’est plus permis , les oiseaux ont accepté le changement et applaudissent à deux ailes, même, les améliorations .

    Ils y ont trouvé la nourriture, revenue elle aussi, et le gite : une vraie vie de château !

     

     

    Suite, à un gros problème informatique, je n’ai pu rendre compte du foisonnement de vie depuis plusieurs semaines, et c’est donc des nouvelles un peu moins “fraîches ” et plus “opulentes”que je vous livre en bloc !

    Tout d’abord 25 couples d’avocettes à nuques noires ont niché, accompagnées de 21 couples d’échasses, ce qui fait une densité impressionnante !

    Ceux ci ont pendant la panne informatique, couvé leurs œufs et élèvent maintenant leurs poussins en toute quiétude malgré la présence du paludier qui termine les derniers préparatifs de la saison de récolte : l’habillage des œillets notamment :

    Mais revenons aux oiseaux!

    Les avocettes ont niché sur les ilots de la vasières et également ont eu le toupet de le faire sur les digues, au risque de se faire dévorer les œufs par le renard !

    Curieusement, pour le moment, ce dernier, bien que présent, car vu dans la prairie voisine et même sur les digues, préfère d’autres mets : campagnol et crabes au vu des reste dans ses crottes .

    Les échasses ont pour la plupart amassé des salicornes desséchées de l’année précédente pour confectionner un nid a l’abris des inondations :

     

    Donc poussins d’avocettes et d’échasses sont surveillés par leurs parents dans une joyeuse cacophonie, surtout quand un danger potentiel survient !

    Autre bonne nouvelle, 3 espèces de gravelots ( petits limicoles de la taille d’une alouette !) fréquentent la saline, dont deux nichent !

    Le petit gravelot et le gravelot à collier interrompu nichent , le premier sur une grosse digue et le suivant sur un pont d’oeillet, ce qui ne manquera pas de poser problème si je récolte avant les naissances !

    Les 4 œufs du petit gravelot sur la digue

    Les trois œufs du gravelots à collier interrompu sur le pont d’oeillet  .

    essayez de trouver l’adulte qui couve sur l’argile !

    Le grand gravelot quand à lui, légèrement plus gros, n’est que de passage, peu nichent en France et c’est sur les îles en mer .

    Encore une autre satisfaction, cette année, 5 couples de sternes pierregarin ont décidé de poser leurs bagages sur le marais et de fonder une famille .

    Et si l’on est attentif, l’on peut voir le mâle offrir à sa belle, en guise de bouquet de fleurs, un poisson qui scellera leur union .

    Durant la période de couvaison, le soleil a chauffé, ce qui a eu pour conséquence de faire évaporer l’eau et de faire baisser le niveau d’eau de la vasière .Une grande quantité de petits poissons et crevettes ont été de ce fait plus accessibles aux piscivores et j’assiste à un spectacle rare et époustouflant : des dizaines d’ardeidés ( aigrettes, hérons,garde-bœufs,spatules ) s’agglutinent dés les premières lueurs du jours pour faire bombance .

    Ainsi que des cormorans bien sur !

    Tout ce petit monde cohabite, tant bien que mal, avec parfois des heurts lorsque les pêcheurs approchent de trop prés les belliqueuses échasses et avocettes !

     

     

     

     

     

  • Déluge !!

    En pratiquement 20 ans de saliculture dans le golfe, je n’avais jamais eu à subir une pluie aussi intense , avec un cumul proche d’un mois entier en une nuit et un jour ! 80 mm de pluie équivaux à 80 litre d’eau douce au m2 !

    Comme j’étais sur le point de récolter, précocement certes, je suis d’autant plus rageur ! Retour case départ pour l’évaporation, mais d’abord vidange de toute cette eau douce qui a littéralement noyé la saline et les œillets !

    Je suis d’avantage peiné par les dégâts occasionnés à mes chers protégés à plumes .Si les avocettes n’ont pas trop soufferts car les jeunes étaient déjà bien plumés ( ce qui me permet de dire au passage, qu’au moins 55 jeunes avocettes sont sauvées car pratiquement à l’envol), ce sont surtout les échasses qui ont souffert .Des nids ont été noyés et des jeunes tout justes nés morts de froids .

    Le printemps est dur cet année et le couple de petit gravelot a perdu, également ses 4 petits, à cause du froid , il a refait un nid au même endroit et un autre couple l’a même rejoint !

    Le gravelot à collier interrompu a re-niché, mais cette fois pour me simplifier la tache(!), sur le sentier , ce qui m’a contraint à grillager pour empêcher l’écrasement par des gentils pieds de visiteurs !

    Le grillage qui protège le nid et la femelle :

    et le mâle photographié par un ami  ( Philippe Prigent )

    Depuis quelques semaines une belle population de sternes s’est installée, dénombrant une centaine de nid ! et depuis hier, sous la tempête, trois jeunes sont nés, j’ai décidé de baptiser un des jeunes Miguel !( en référence à la tempête bien sur !)

    Les sternes en “braillant” continuellement attirent d’autre oiseaux et notamment de très belles mouettes mélanocéphales, qui comme leur nom l’indique ont a tête noire, à ne pas confondre avec la mouette rieuse, qui niche sur la saline depuis cette année, et qui a la tête chocolat au lait ( assez foncée quand même !) .Les deux espèces perdent  leur couleur  foncée en dehors de la période de reproduction , il est donc plus dur de les identifier alors !

    Un bon critère est le cri qui est un miaulement chez la mélanocéphale et un rire rauque chez la rieuse .

    mouettes mélanocéphales adultes et derrière des immatures

    mouette rieuse sur son nid

    Je constate également avec ravissement que les crevettes menues ( crevettes inféodées au marais ) commencent à abonder , ce qui a pour heureuse conséquence la venue de nombreuses aigrettes et hérons cendrés, ainsi que plus irrégulièrement de spatules .

    Et pour finir et changer des plumes , j’ai eu une fois de plus la venue d’un ravissant être à poil, un joli brocard, qui a bien énervé les avocettes !

    Salut à tous et à bientôt !

     

  • Bagarres pour un paradis !

    Un jour de beau temps et voila que les amoureuses du soleil sont de retour !

    échasse

    Quelques cris brefs pour signaler leur arrivée et soudain les grandes pattes roses des échasses se dévoilent après de longs mois d’absence .De retour d’Afrique, donc, elle signifient aux autres de la même espèce, que le territoire leur appartient le temps de la reproduction . mais ce n’est pas si simple !  la concurrence est parfois rude pour un paradis …

    Ce ne sont pas les seules à se battre un territoire, les avocettes jouent aussi les acrobates aériens avec la même élégance;  mais ceux qui détiennent la palme de la bagarre la plus bruyante et avec le plus d’éclaboussure, ce sont les tadornes !

    Bref, la saison des amours commence et cela ravi le paludier qui se régale du spectacle de la vie …

    Souvent ignoré voir détesté , la vie de la microfaune et notamment de certains invertébrés ailés, est primordiale pour l’équilibre de l’écosystème .

    En effet depuis quelques jours des myriades d’insectes se réveillent, parmi eux les chironomes plumeux qui se regroupent par milliers afin de se reproduire .

    Ces insectes ressemblant aux moustiques, mais ne piquant pas, fournissent une nourriture de choix aux oiseaux . Les oiseaux chassant au vol, comme les hirondelles, se gavent de l’imago, tandis que les oiseaux strictement aquatiques comme les avocettes, mangent les larves rouges ( les vers de vase ) sous l’eau .

    Bref à la nouvelle saline de Sarzeau tout les maillons de  l’écosystème se mettent doucement en place et chaque jour réserve son lot de surprise …

     

     

  • RÉCOLTE IMMINENTE ET AVOCETTES !

    Grace au temps clément de cette semaine, le Nacl est enfin apparu !!

    Certes en trop petite quantité pour être récolté mais demain ou après demain si le temps se maintient la fleur devrait être au rendez-vous !

    Pour le moment je contemple les milliers de petits diamants qui scintillent et aussi mes magnifiques copains à plumes qui commencent à arriver .

    15 couples  d’avocettes couvent et de nombreux poussins d’échasses se baladent dans le marais ! si vous passez par la, vous ne pouvez les manquer tellement ils sont bruyants !

    Petit lien de la parade d’avocettes filmés hier sur le marais salant:

    1ere avocettes à truscat juin 2017

    Il y a aussi une famille de tadorne avec 6 poussins qui grandissent depuis 10 jours, trois couple de rousserolles, un couple de poule d’eau, etc …

    Je ne fais pas qu’observer la faune ou la flore , j’essaie d’optimiser l’évaporation de la saline en comblant les fars ( bassins de chauffe ) trop creux .

    Si vous voyez en bordure du marais,  de grands trous, ils ont servi de”carrière” afin de remplir des zones creuses qui ne permettent pas d’avoir une faible épaisseur d’eau ( max 2 cm ) .

    S’il y a trop d’eau, le soleil a plus de travail pour chauffer cette masse, et donc l’évaporation se fait moins vite ! la productivité est donc moindre .

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    Il faut aller chercher l’argile avec la brouette et aménager un”chemin de roule” pour ne pas s’enfoncer !

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    Ensuite l’argile est dispersée et je taperais dessus pour l’aplanir .

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    L’année prochaine, le marais sera plus efficace d’autant que l’argile sera saturée de sel .

    Autre tache, aujourd’hui Audrey et moi sommes allés récupérer des ardoises à Carhaix afin d’aménager le “sentier” pédagogique et ainsi comme à St Armel inscrire sur ces ardoises des informations sur la saline : la façon de récolter, la faune et la flore ( photos sur la page facebook des amis de la saline) .

    Comme le sel arrive, il est temps de penser à l’aspect commercial et de “lancer” l’impression de nouvelles étiquettes !

    Si vous avez des idées pour la conception ou le titre, nous sommes preneurs !merci à vous  !

     

     

     

     

  • Naissances !

    Depuis deux jours, un événement somme tout banal mais très réconfortant pour moi est arrivé : la naissance de canetons de colverts !

    canard colvert,cane et ses poussins

    Ces petites boules de plumes adorables côtoient dorénavant une dizaine d’échasses, dont un couple qui couve depuis hier ses 4 œufs .

    échasse accouplement

    Dans 23 jours, si aucun prédateur, ne passe par là, ces graciles volatiles verront le jour : venez voir le 19 Mai la saline de Truscat et peut être aurez vous la chance de les admirer .

    échasse poussin saint armel

    Plusieurs couples de tadornes séjournent aussi et je suis quasi-certain que d’ici peu nous verrons s’ébattre de jolies familles de ces splendides anatidés !

    tadorne de belon couple dans obione

    Pour le moment , les sternes et avocettes n’ont pas découvert ce paradis mais bien sur je ne désespère pas de les voir arriver même si c’est pour une ponte secondaire en juin ou juillet .Rien n’est perdu !

    Comme je l’avais dit précédemment , la récolte de sel aurait pu s’opérer précocement, cependant la pluie ( comme je le redoutais )semble arriver et va certainement décaler ( durablement ?)l’arrivée de l’or blanc !

    Ce n’est pas grave pour le moment et en plus cela me laisse davantage de temps pour admirer mes amis à plumes et pour parler avec vous si vous allez vous perdre par chez nous …

    A bientôt

  • Autour de la saline

    Aujourd’hui, j’avais envie de m’attarder sur les milieux très préservés qui entourent le marais salant. Ceux-ci sont en ce moment splendides car très colorés de mille fleurs. Ce sont les prairies bordées de haies d’ormes, de chênes, de frênes. . .

    crépides
    crépides

    Ces prairies, principalement humides, sont riches de biodiversité car, comme le marais salant, et contrairement à ce que pensent certains, elles sont gérées par des paysans .

    Celles-ci  sont, soit pâturées par des chevaux ( du centre équestre et privés ), soit par des moutons et de chèvres ( d’un agriculteur, Denis Rouillé ).

     

    chevaux du centre équestre
    chevaux du centre équestre

    039Si ces prés étaient à l’abandon et non exploités en extensif par des agriculteurs respectueux, ils se fermeraient et n’offriraient pas autant d’attrait aux multiples espèces florales puis aux insectes, et notamment les butineurs . . .

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    Regardez ces splendides Asphodèles ou ces champs d’œnanthe si prisées par les abeilles, entre autres .

    abeilles sur oenanthe
    abeilles sur œnanthe

    abeille sur oenanthe

    Attention aux prédateurs !

    araignée tomise sur oenanthe

    Tout ça pour dire que l’homme peut avoir un rôle positif et que je remercie les paysans qui, par le maintien de leur élevage extensif, permettent de maintenir des milieux féeriques .

    orchis à fleurs laches
    orchis à fleurs lâches

    Autre avantage et pas des moindres, ces prairies filtrent toutes les eaux, parfois polluées et comme elles entourent mon marais, j’ai moins de risque qu’une eau de mauvaise qualité ne le pénètre .

    lychnis fleur de coucou
    lychnis fleur de coucou
  • Des chevaliers viennent admirer les floraisons de fin d’été

    Depuis fin juillet d’étranges petits cris aigus résonnent dans le marais , revenus de leurs site de nidification en bord de rivière les chevalier guignettes , animent à présent la saline de Sarzeau.

    Ils sont extrêmement nerveux et hochent sans arrêt la queue , ils sont, de fait,  assez difficile à photographier !

    guignette 1

    Profitons en car il ne séjournerons que quelques semaines,  ensuite il partirons plus au sud( Afrique de l’ouest ) pour hiverner .

    Ils sont de la taille d’un étourneau et , à peine plus gros,  leur tiens compagnie,  à la même période , les chevaliers culblanc qui leur ressemble .Ces derniers passerons, pour certains, l’hiver sur la saline

    culblanc

    Regardez la différence sur cette photo, les guignettes ont “une virgule”  blanche sur le corps :

    _copie-0_030

    A gauche le guignette et à droite le cul-blanc appelé ainsi car en vol on  distingue, très bien, ses sous caudales blanches .

    En ce moment les chevaliers peuvent admirer les différentes chenopodiacées ( salicornes, soudes, arroches, bêtes, …)qui se parent d’habits flamboyants et les splendides asters maritimes qui décident de la fin de l’été pour fleurir et ainsi avoir  tous les insectes pollinisateurs pour elles !

    aster en aout

    abeilleAlors que la récolte de sel a repris ( après un arrêt de plus d’un mois suite au temps humide ), je ne peux m’empêcher d’admirer la vie reprendre doucement l’avantage sur ce marais jadis abandonné et espérer encore plus …

  • La récompense !

    Comme vous le savez déjà, le sel est arrivé et malgré quelques interruptions dues à la pluie ( 7 mm hier notamment et 25 mm il y a quelques jours ), la récolte commence !

    Au début, le sel ramassé était trop gris et teinté de rouille ( oxyde de fer ), ce qui est normal lors d’ une remise en état , puis peu à peu, il s’est éclairci . Bien sûr il reste gris, c’est un gage de qualité et d’artisanat,  mais il a fiere allure sur les ladures et enjolive le marais salant  qui retrouve sa raison d’être .

    saline de truscat oeillets et selIl y a quelques améliorations encore à apporter pour que ce marais soit plus productif et plus esthétique, mais c’est surtout la nature qui, en mettant des petites touches de couleur verte sur les digues grâce à la végétation, va faire le gros du boulot !

    oeillets et sel et las

     

    sel de truscat juillet 2017

    Et vu d’en haut grâce à Christophe Charron aujourd’hui : merci à lui !

    photo de christophe charon du haut retouchée

    photo de christophe charon du haut retouchée_modifié grossieD’un peu plus près !

    On voit bien que le fer du sol , en rencontrant l’eau salée, s’est oxydé!

    Sinon, coté “piafs”,  la saison de reproduction est passée, mais des avocettes retardataires sont encore à élever leurs poussins, attention si vous passez par là !!

    De nombreuses échasses juvéniles nées cette année sur le marais salant de Truscat ont pris leur envol et sont repérables par rapport aux adultes, grâce à leur plumage plus marron et leur cri plus proche du “gazouillis ” !

    échasse blanche juvénile 2017 truscat

    Leurs pattes sont également plus jaunes sale qu’oranges .

    Ils sont d’une telle vivacité,  lorsqu’ils s’alimentent,  qu’il est très dur de faire leur portrait !Ils ont raison car dans quelques semaines, ils leur faudra parcourir des milliers de kilomètres et une bonne réserve énergétique leur sera nécessaire .

    Les jeunes tadornes n’ont malheureusement pas eu cette chance, car j’ai vu au moins l’un d’entre eux dans la gueule du renard !

    Telle est la dure loi de la saline …

     

  • Œnanthe et butineuses

    Pendant que les poussins d’échasses ( nés le 19 Mai comme prévu !) vaquent à leurs occupations, que des couples d’avocettes ont trouvé “enfin” le chemin de la saline ( plus de 10 cples) et que le soleil fait rapidement son travail d’évaporation de l’eau salée du marais, j’en profite pour vous montrer mes ruches, installées sur le marais,   peuplées de petites copines butineuses.

    rucher de la saline
    rucher de la salineLes pluies précédentes et la chaleur permettent aux plantes à fleurs de produire du nectar .

    Sur la saline il y a peu de plantes nectarifères ( dans quelques mois il y aura quelques asters et statices )et c’est donc sur les prairies jouxtant le marais que mes apis melifera vont aller chercher leur trésor, et principalement sur les champs d’œnanthe safranée .

    abeille bretonne sur oenanthe

    On reconnait l’abeille noire bretonne à sa “robe” marron unie et des métissées ( italo-noires, …)à leurs abdomens teintés de jaune les faisant un peu ressembler ( pour les novices ) à des guêpes .

    abeille hybride sur oenanthe

    Après cet aparté revenons au sel !depuis quelques jours comme je le disais en introduction, le soleil a refait son apparition et il a pour effet( avec le vent ) de permettre,  grâce à l’évaporation,  l’apparition du chlorure de sodium .Mais avant la formation de ce sel, des réactions chimiques vont s’opérer dans l’œillet et sont un préambule indispensable .

    C’est ce que j’observe actuellement et ce qui conduit à me faire espérer une récolte très prochaine !

    D’abord, il y a la formation du chlorure de calcium:

    calcium
    calcium

    Il forme une croute dure et vue de près, il y a plein de petites aiguilles .

    A gouter, cela est assez fade et granuleux .

    calcium de plus loin
    calcium de plus loin
    croute de calcium
    croute de calcium

    Viens ensuite le chlorure de magnésium :

    chlorure de magnésium
    chlorure de magnésium

     

    Si l’on goute celui ci, il est poudreux et amer et forme comme des cristaux de sodium sur l’argile ou comme la fleur de sel, celui ci, peut flotter .

    Bref “cela sent bon “, mais tant que le sel n’est pas récolté, ne nous réjouissons pas trop vite car la pluie peut arriver du jour au lendemain et faire reculer le processus de cristallisation .