Author: olivier

  • Chantier participatif du samedi 22 octobre 2016

    C’est sous une tempête de ciel bleu que le premier chantier participatif s’est déroulé,   une douzaine d’apprentis paludiers ont ainsi pu découvrir en avant première le site majestueux du marais de Truscat .

    Les boyettes étaient prêtes et fraichement emmanchées pour la circonstance :

    les boyettes

    et elles étaient accompagnées d’un bel instrument fabriqué par un des bénévoles amis (Philippe Scherrer), un kamelengoni, sorte de harpe africaine,  qui s’amusait à jouer toute seule, avec le vent assez sensible,  de ce bel après -midi .

    C’est donc armé de nos pelles de marais que nous avons accédé , un peu difficilement il est vrai, à la vasière afin de réaliser les ilots tant attendus par nos protégés à plumes .

    passage délicat sur une planche "rebondissante" !
    passage délicat sur une planche “rebondissante” !

    La vasière , malheureusement partiellement vidée ( je n’ai pas eu le temps de la vider entièrement, ce qui a compliqué sensiblement les choses !), a été le théâtre d’un jeu de pelle inhabituel .

    Je vous laisse regarder le petit montage vidéo conçu dans la hâte par Philippe mais qui devrait vous donner un aperçu de l’ambiance qui régnait :

    Pour ceux qui se poseraient des questions,  le film montre au début,  un amas de troncs, sans rapport avec le chantier, mais qui va permettre prochainement de confectionner une passerelle pour accéder plus facilement à la saline et un totem en hommage à la nature et où les noms des souscripteurs seront gravés .

    Voila donc,  quelques œuvres admirablement conçues ( même par quelques enfants courageux !), chaque ilots a été identifié et un nom lui a été attribué, ce qui permettra, à ceux qui ont travaillé durement,  de recevoir des nouvelles de leurs locataires, ils deviendront, ainsi , parrains assurément au printemps prochain !

    ilot marmoton

    046 045 043

    Quelques courageux travailleurs de force :

    Arthur et papi réalisant l'ilot: appelé ilot surprise
    Arthur et papi réalisant l’ilot: appelé ilot surprise
    construction de futurs grands parents qui ont nommé leur ilot, ilot marmoton !
    construction de futurs grands parents qui ont nommé leur ilot, ilot marmoton !
    les artistes Morgane et Aourégan créant l'ilot "utopia"
    les artistes Morgane et Aourégan créant l’ilot “utopia”

    Tout cela s’est terminé par un copieux et délicieux gouter réalisé par ma maman et mon papa, merci à eux d’être toujours présents et de me soutenir …

    gouter avec far, roulé au chocolat et boisson chaudes ou froides accompagné de la Kora de phil
    gouter avec far, roulé au chocolat et boisson chaudes ou froides accompagné de la Kora de phil

    Voila! il me reste à remercier chaleureusement tous les amis des oiseaux et de la nature, venus m’aider à rendre la saline encore plus attractive pour l’avifaune du golfe .

     

     

     

  • Le geai d’eau !

    Un petit post pour une observation que je fais, maintenant depuis un bon mois: d’innombrables geais des chênes traversent mon marais du nord au sud et du sud au nord, continuellement,  afin de s’approvisionner en glands .

    Comme cette année, les chênes pédonculés en ont très peu, les oiseaux se rabattent sur les chênes verts abondants sur la presqu’ile de Truscat et pourvus de belles quantité de graines .

    Alors, inlassablement, ces splendides corvidés, aux plumes bleues, font des réserves pour l’hiver et comme ils vont en oublier, ils deviennent de véritables forestiers depuis des générations .Ont leur doit très certainement les beaux peuplement de chênes verts de Truscat .

    geai

    geai transportant des glands
    geai transportant des glands

    Ont peu remarquer sur les photos que le geai ne transporte pas qu’un gland, mais qu’il en cache, comme le hamster,  dans sa “gorge” .

    Tout cela peut paraitre anodin, mais ces oiseaux craintifs et braillards ne sont  que très rarement observés en “pleine eau”, euh à découvert ( habituellement ils passent d’arbre en arbre dans les frondaisons )et ici on les voit risquer leur vie, car si un faucon pèlerin ( très présent dans le coin ) voit leur manège, ils risquent fort de passer un mauvais quart d’heure !

  • Frayeur sur la saline !

    Ne vous inquiétez pas, malgré ce titre racoleur,  rien de grave ne s’est passé ! Simplement des scènes de vie que j’observe quotidiennement et que j’aime partager.

    Aujourd’hui des cris de barges affolées et de superbes envols, ont attiré mon attention et suspendu provisoirement mon travail afin de réaliser quelques clichés sur le vif.

    Je vous montre les images et pendant ce temps, je vous laisse deviner ce qui a occasionné ce dérangement :

    barges-en-vol

    barges affolées

    Quelques instants plus tard, le danger passé, tout le monde se repose le cœur battant !

    120

    Hé oui, c’est un prédateur volant, en occurrence un rapace des zones humides : le busard des roseaux qui a pour technique de chasse d’apeurer les oiseaux et ainsi de sélectionner celui qui est affaibli. C’est un épurateur, les oiseaux le craignent mais au final, il évite la propagation des maladies et donc des épidémies !

    busard-des-roseaux

    Pour se détendre après tant d’émotions, allons voir ceux qui pâturent régulièrement sur le pré jouxtant la saline :

    chevreuils

    Maman, papa et petit chevreuil !

    faon-de-chevreuil

    Longue vie à toi et “fais gaffe ” aux chasseurs !

    Sinon, les travaux de la saline avancent bien et malgré les averses, j’ai fini de benner les œillets et d’évacuer l’argile dans les bassins trop creux :

    tas-dargile

    evacuation-argile-des-oeillets

    Il reste, bien sûr, beaucoup de travail, et avec les conditions climatiques moins favorables, cela ne va pas avancer aussi vite…

    A bientôt !

    012

     

  • La bête noire du marais

    C’est un animal quelque peu mystérieux qui fréquente la saline de Truscat, il n’est que très rarement observé ,  malgré sa forte corpulence .D’ailleurs nous ne soupçonnerions pas sa présence si il ne laissait derrière lui quelques traces remarquables et parfois agaçantes !sanglier à truscat

    Hé oui cet animal grégaire, c’est le sanglier où bête noire ( où rousse ), il vient quasiment toutes les nuits et cherche, en vain, dans l’argile quelques vermisseaux !  le problème pour lui, c’est que cette argile pure,  fraichement déposée sur les digues est vierge, pour le moment, de vies consommables .En attendant il laboure et passe sans autorisation sur mes bassins fraichement bennés et à de la chance que je n’aime pas le saucisson de cochon !!!… passage de sangliers dans les oeillets

    Sur cette photo, une dizaine de sangliers est passé dans les futurs bassins de récolte !

    trace de sanglier dont les gardes ont bien marqué

    C’est une trace bien reconnaissable dans l’argile avec ses gardes bien imprimées qui ne laisse aucun doute sur son propriétaire !

    D’autre vies, plus discrètes, commencent à apparaitre dans ce sol “lunaire” et  permettent d’imaginer une future saline verdoyante .Ce n’est d’ailleurs pas sans émotion que nous avons pu admirer les premières spergulaires qui, malgré des conditions très difficiles, s’implantent et inaugurent le lieu .

    spergulaire

    spergulaire sur digue d'argile Bientôt d’autres halophiles coloniseront l’argile et petit à petit créeront par leur présence un écosystème favorable à d’autres espèces plus exigeantes .

    Bref, soyons patients, la nature reprend ses droits et lorsqu’elle collabore avec l’homme cela peut être surprenant …

    En parlant d’homme, de mon coté, je continue à élaborer le sinueux parcours de l’eau et comme il ne me semble pas vous avoir parlé de la façon de construire les ponts( petits talus ) de saline, je vais tenter de vous expliquer la méthode utilisée :

    Tout d’abord, j’installe des cordeaux afin de faire des ponts droits, ensuite j’ourdis, c’est à dire, que je lève un peu de terre pour délimiter les diguettes :

    ourdis

    Quand les bords sont suffisamment secs après quelques jours ou quelques semaines s’il pleut , je remplis les ponts  :

    galpont

    Voilà, quand les ponts sont fait, il faut faire les fonds et benner pour établir les niveaux, et ça c’est pas le plus facile …

     

     

  • Érection du totem

    C’était un moment intense aujourd’hui sur la saline. Grâce à deux amis, l’un sculpteur de talent (Philippe Scherrer), et l’autre, amoureux des arbres (Ronan Le Dirach), expert dans le maniement du manitou, nous avons érigé un hommage à notre mère nature.

    04213450036_10204952381969771_8837505282075156201_n

    Ce totem, est également dressé fièrement pour saluer les donateurs qui ont permis la restauration de la saline.

    273

    Endormi depuis plusieurs semaines, il avait hâte de pouvoir poser son regard sur le marais, plein ouest…

    294

     

    p1170806

    Dans la foulée, nous avons profité de la présence de la machine pour installer de gros fûts de Douglas afin de constituer la passerelle d’accès qui mènera à la saline.

    p1170726

     

    214

    L’étroitesse des lieux a constitué un défi que Ronan a su surmonter avec adresse.

    p1170790

    L’émotion était grande à admirer notre totem  tourné vers le couchant, car il symbolise,  pour nous,  cette alliance entre les forces de la nature et la sagesse humaine .

    Puissions-nous être digne des valeurs qu’il véhicule …

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Glace dans les marais

    Alors que l’hiver fige les eaux pourtant salées de la saline, je vous montre quelques images de ce qui ressemble, ma fois, de plus en plus à un marais salant !

    saline de Truscat 067

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Perché sur un pin, à 20 mètres, j’ai une vue panoramique extraordinaire, malheureusement la technique à du mal à suivre et à vous restituer la splendeur des lieux

    Si tout va bien dans deux mois, après avoir recreusé les fars, adernes et œillets, la saline sera précocement terminée et prête a accueillir les rayons de soleil printaniers .

    Mais il ne faudrait pas que le gel perdure trop car je perd du temps à casser la glace  !!

    052  058063

  • La fusée du marais

    Après les frimas, la pluie s’invite ce vendredi et me permet, pour cause d’oisiveté passagère, de poster ces petites observations d’ êtres que je chéri .

    Ce sont les plus petits canards d’Europe  qui sont entre 50 et 250 dans la vasière 2 de la saline .Ce bassin est recouvert de salicornes annuelles, qui en hiver, relarguent quantité de graines dont sont friands ces graciles anatidés .Les sarcelles, car c’est d’elles dont il s’agit, viennent au gagnage principalement la nuit où au crépuscule (à la passée), sauf durant les grands froids ou leurs plus grands besoins de nourriture les poussent à venir se restaurer le jour .

    sarcelle d'hiver dans salicornes

    Les mâles sont( sauf en été ) , comme la plupart des canards, beaucoup plus colorés que les femelles, en livrée brune,  qui ont besoin de discrétion lors de la couvaison .

    sarcelle d'hiver s'étirant l'aile

    Toujours aux aguets et très nerveux, ils communiquent par un délicieux sifflement métallique et peuvent brutalement quitter les lieux s’ils voient un prédateur (ex: busard des roseaux ) ou un danger potentiel .

    Les images sont prises d’assez loin pour ne pas les effaroucher et qu’elles n’aillent se jeter dans la gueule du loup (comprenez les chasseurs …).

    dans cette autre séquence, on peut voir leur méthode d’alimentation qui consiste à basculer pour atteindre les graines ( ou animalcules) du fond , c’est ce qui différencie les canards de surface,  des canards plongeurs ( ex : fuligules ).

    Dans quelques semaines ils quitteront la saline pour aller nicher en marais doux au nord de l’Europe et je serais au RDV cet automne pour admirer de nouveau ces petits bolides aériens .

  • L’eau tourne !

    Voila maintenant 8 mois que, petit à petit, je modèle l’argile du marais de Truscat :  j’ai monté les “ponts”, “bénné” les fars, les adernes et les oeillets, déplacé l’argile des buttes jusque dans les trous et arrive le moment ou l’eau salée de la vasière va pouvoir emprunter le chemin que je lui ai préparé .

    Grace à la légère pente des bassins l’eau va se promener doucement et commencer son évaporation sous l’action combinée du vent et du soleil .

    C’est donc parti !

    Le temps favorable de ces jours ci , me fait rêver à une récolte très précoce, elle serait bienvenue car je n’ai plus de fleur de sel ( de St Armel )à vendre !!

    saline de truscat d'un arbre

     

     

     

     

     

     

     

    Néanmoins, la logique voudrait que la récolte s’opère plus tardivement  et il serait bien étonnant qu’une petite pluie ne s’invite pas au cours du printemps !

    En attendant je ne reste pas les bras croisés car il me reste tout de même à finaliser les fonds  et à réaliser le tour des œillets . Le tour d’œillet est une zone surcreusée d’1.5 cm autour des œillets  qui permettra une meilleurs évaporation grâce au circuit de convection qui s’opérera .De plus il sera plus aisé de “cueillir” la fleur de sel dans cette partie ensuite .

    Comme vous devez vous en douter je suis également aux aguets concernant l’arrivée de mes amis à plumes ! Dans ce cadre idyllique, je suis impatient que la faune s’installe et il faut reconnaitre que ,pour le moment, elle se fait désirer !

    Je sais que la nature va reprendre ses droits mais j’aurais plus d’entrain pour terminer mon travail si j’étais accompagné d’autant d’oiseaux qu’à Saint Armel !

    Pourtant si je me remémore, justement, ce qui s’est passé à Lasné, les oiseaux ont pris plusieurs années pour adopter le marais .

    De plus la nourriture disponible va s’accroitre de façon exponentielle …

    Sinon un couple de migrateur s’est posé sur mes digues, ce sont des traquets motteux  qui semblaient trouver de nombreux insectes sur l’argile, il n’y feront qu’une courte halte .

    Et pour finir, si comme eux,  vous voulez passer, vous êtes les bienvenus  !!

     

     

    traquet motteux femelle

    traquet motteux mâle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Flèches bleues du marais

    Dès fin juillet des cris stridents retentissent dans le marais et me font tourner la tête, des petites flèches bleues passant au ras de l’eau m’indiquent que mes amis martins sont de retour .

    Le couple est tellement bruyant que je parviens à l’ apercevoir furtivement la plupart du temps,  sans cet effet sonore il passerait inaperçu !

    Cerise sur le gâteau, cette année , ces deux martins pêcheurs semblent très excités, avant l’heure de la saison des amours et se “draguent” sans retenues  ! Quel superbe spectacle de ces oiseaux au plumage si chatoyant .

    deux martins excitésseptembre 2017 martinsmartin mâle et femelle

     

    Elle ( car la femelle a le bec un peu plus clair ) semble lui dire :  “reviens mon beau mâle,  mais avec un poisson, si tu veux mes faveurs ” !

    MARTIN PËCHEUR AVEC CREVETTE

     

    Parfois posés sur une branche, ils s’observent et adoptent une attitude curieuse de hochement , une sorte de révérence envers l’autre ! remarquez, sur cette courte vidéo,  derrière le couple,  les très nombreux passages d’hirondelles au dessus du marais . En ce moment, il y a beaucoup de naissance d’insectes et les hirondelles ont besoin de prendre des forces avant leur départ pour l’Afrique .

    Concernant mes activités, je procède actuellement  à l’arrachage des salicornes desséchées qui, depuis leur présence, empêchent que les oiseaux ne viennent sur la vasière numéro 2 .En effet, les hivernants ont besoin d’avoir une vue dégagée pour s’aventurer et afin de voir assez tôt l’arrivée des prédateurs ( faucons pèlerin, busard ,…).

    Donc sur une surface de deux hectares, approximativement, je retire lentement à la main les salicornes mortes mais qui ne veulent pas pourrir et qui sont solidement attachées au substrat .

     

    _copie-0_050

    047Ensuite , je fais des petits tas que j’évacue avec une vielle planche à voile :

    003

    Voilà, à quoi je m’amuse,en ce moment, en attendant des temps plus cléments pour continuer l’aménagement de la saline .Si le cœur vous en dit, vous pouvez postuler pour faire un stage d’arrachage gratuit en ces lieux magiques !!!

     

  • Un gros moustique dans le marais !

    Jour de pluie qui sonne un peu comme une fin de saison, alors un petit article pour ne pas oublier de bons petits moments ensoleillés .

    La nouvelle saline de Sarzeau a très rapidement , à ma grande surprise, été découverte par de nombreux visiteurs cet été  ! Pas de souci particulier et au contraire de bons échanges avec des personnes avides d’informations et admiratives de la beauté de la nature. En remerciement à notre mère à tous ( la pacha mama !), des œuvres  d’arts on été réalisées et je vous propose d’en voir certaines (une toute petite sélection, désolé pour les oubliés, il y en trop ! ) :

    IMG_0439

    IMG_0457(1)

    IMG_0441

    IMG_0453

    IMG_0462

    IMG_0517

    IMG_0541(1)

    IMG_0519

    Un visiteur ( Sylvain Léa) est également venu et a laissé des images “attrapées” par son moustique géant, cela donne autre chose que de monter, comme je le fais souvent, dans un arbre pour prendre de la hauteur !!

     

    Il y a peu, je vous avais parlé de deux chevaliers de passage sur la saline… un autre de plus grande taille et très bruyant par son cri est arrivé et va rester tout l’hiver : le chevalier aboyeur.

    Son cri extrêmement puissant et lancé fréquemment, sans raison apparente, lui a donné son nom.

    Le voici derrière un guignette pour que vous remarquiez la différence de taille  :

    guignette et aboyeur

    et ensuite seul se mirant dans l’eau :

    aboyeur et mirroir d'eauUn envol brutal de ces limicoles ! Je lève la tête et ce que je soupçonnais se joue : un rapace les a effrayés !

    Celui ci passe moins souvent que la buse ou le busard car il ne mange pas de proies qui habituellement sont présentes sur le marais .

    En effet la bondrée apivore, et contrairement à ce que sous entend son nom, mange des vespidés – c’est à dire, des guêpes et frelons, ainsi que des vers de terre, les jours de vache maigre.

    bondrée apivore aout 2017 fin truscat salineD’ailleurs en passant sur ma digue j’ai repéré ce qui l’avait attiré par là et les reliefs de son repas :

    nid de guèpes éventré

    Je m’arrête là pour aujourd’hui, bien que j’ai encore beaucoup de belles choses à vous conter sur la vie quotidienne de la saline du paradis, mais je le ferai à un autre épisode …