Depuis fin juillet d’étranges petits cris aigus résonnent dans le marais , revenus de leurs site de nidification en bord de rivière les chevalier guignettes , animent à présent la saline de Sarzeau.
Ils sont extrêmement nerveux et hochent sans arrêt la queue , ils sont, de fait, assez difficile à photographier !

Profitons en car il ne séjournerons que quelques semaines, ensuite il partirons plus au sud( Afrique de l’ouest ) pour hiverner .
Ils sont de la taille d’un étourneau et , à peine plus gros, leur tiens compagnie, à la même période , les chevaliers culblanc qui leur ressemble .Ces derniers passerons, pour certains, l’hiver sur la saline

Regardez la différence sur cette photo, les guignettes ont “une virgule” blanche sur le corps :

A gauche le guignette et à droite le cul-blanc appelé ainsi car en vol on distingue, très bien, ses sous caudales blanches .
En ce moment les chevaliers peuvent admirer les différentes chenopodiacées ( salicornes, soudes, arroches, bêtes, …)qui se parent d’habits flamboyants et les splendides asters maritimes qui décident de la fin de l’été pour fleurir et ainsi avoir tous les insectes pollinisateurs pour elles !

Alors que la récolte de sel a repris ( après un arrêt de plus d’un mois suite au temps humide ), je ne peux m’empêcher d’admirer la vie reprendre doucement l’avantage sur ce marais jadis abandonné et espérer encore plus …
Il y a quelques améliorations encore à apporter pour que ce marais soit plus productif et plus esthétique, mais c’est surtout la nature qui, en mettant des petites touches de couleur verte sur les digues grâce à la végétation, va faire le gros du boulot !


D’un peu plus près !













Si ces prés étaient à l’abandon et non exploités en extensif par des agriculteurs respectueux, ils se fermeraient et n’offriraient pas autant d’attrait aux multiples espèces florales puis aux insectes, et notamment les butineurs . . .














Ensuite , je fais des petits tas que j’évacue avec une vielle planche à voile :









Un envol brutal de ces limicoles ! Je lève la tête et ce que je soupçonnais se joue : un rapace les a effrayés !
D’ailleurs en passant sur ma digue j’ai repéré ce qui l’avait attiré par là et les reliefs de son repas :





