Alors que je suis en attente de l’apparition du sel , je me suis dit que pour symboliser la gravité et la circulation de l’eau dans le marais je pourrais mettre un petit moulin .C’est chose faite !
Et donc je vous le montre grace à cette vidéo, sans montage comme d’habitude !, et donc très imparfait et tente également, de nouveau, de vous montrer le sens de circulation de l’eau :
Vasière puis cobier, ensuite fars , puis Adernes et enfin œillets .
Quand le moulin tourne, cela signifie que l’eau circule et donc que je fais passer de l’eau dans le circuit .Cela veut donc dire que l’eau s’évapore sous l’action du soleil et du vent .Je fais passer autant d’eau dans le marais que d’eau qui s’évapore ( circuit fermé ) .Au bout du compte, comme l’eau s’évapore , elle se concentre en sel et tout au bout du circuit, dans les œillets, le sel apparaîtra !Sauf si la pluie s’invite …et il faudra recommencer …
Actuellement le soleil travaille bien et, j’ai bon espoir qu’après une semaine encore d’évaporation le sel apparaisse dans les derniers bassins ( œillets ).
Pour le moment j’admire les premiers poussins d’avocettes rescapés
Les belles et bruyantes sternes qui couvent ou qui paradent :
La multitude de plantes halophiles ( qui aiment le sel ) et d’autres plus rudérales qui colorent le marais :
Cette nouveauté sur ma saline que je n’arrive pas à identifier ( genre de lamier jaune ) , je compte sur vous pour m’aider !!
bref la nature est fantastique et particulièrement au printemps , bon vent à vous !
Depuis que j’ai remis en état cette saline, j’ai pu constater que le milieu très appauvri au départ, au fil du temps s’enrichissait de nouvelles espèces animales et végétales. Cependant dans le marais “flottait” une odeur, pas des plus agréables, de souffre et de matière organique en décomposition. Je voyais également peu d’organismes aquatiques ( larves de chironomes, néréis, arénicoles, crevettes menues), voir par moment des relargages toxiques ou une anoxie entraînaient une mortalité anormale.
J’ai émis l’hypothèse que le milieu était en train de s’adapter au changement et tentait de s’équilibrer .
En effet, abandonné depuis fort longtemps puis laissé en eau douce pour la chasse, il a brutalement été transformé en marais salant, ce qui est très perturbant pour un écosystème !
Même la récolte de sel n’était pas des plus abondantes, surtout concernant la fleur de sel. Car pour que la récolte soit optimale, l’équilibre biologique et chimique doit être en place .
Des bactéries halophiles, catalyseurs, ainsi que d’autres réductrices de certaines molécules chimiques ( souffre , sulfate,…) du fer ( bactéries ferrugineuses ) doivent se multiplier .
L’argile doit se saturer en Nacl ( sodium ) et le calcium ( gypse), qui “encrassait” mes œillets et conduisait à récolter un gros sel “fin” et inhibait la cristallisation du sodium, devait se réduire ou se former en amont du circuit .
Bref depuis quelques semaines et après 4 ans d’exploitation mes narines “frétillent” de plaisir, car la bonne odeur, caractéristique d’un marais salant en équilibre, peut être captée .
Ouvrez donc bien vos fosses nasales quand vous viendrez dans le marais et alors vous comprendrez ce que je veux vous dire : cela embaume !
Des effluves d’iode, de violette, de sel, bref des effluves de bonheur flottent et remplissent d’espoir le paludier que je suis, de voir naître une fleur de sel tant attendue .
En parlant de sel, les premiers cristaux de gros sel ont été récoltés, mais il semblerait que se soient les premiers et les derniers de la semaine ( ou du mois ) vu la pluie annoncée !
Concernant les oiseaux, le renard a curieusement laissé les pontes de remplacement, pourtant très accessibles ( sur mes ponts d’œillets ou de fars), et de nombreux poussins ont pu naître .
J’ai pourtant vu quotidiennement “goupil” passer sur les ponts fièrement et se désintéresser des œufs de gravelots à collier interrompu, petit gravelot ou avocette !
Certes ma présence, lorsque je venais régler mon eau ou remplir les œillets, angoissait les couveuses, mais tout s’est bien déroulé jusqu’à la fin. J’ai donc assisté au plus près, à des naissances ( sans affût) et à des comportements habituels d’oiseaux simulant une aile cassée pour m’éloigner de leur progéniture :
Celles la ont grandit :
après les avocettes, les petits gravelots:
et les gravelots à collier interrompu et leurs poussins de la taille d’une pièce de 2 euros ! :
J’ai également comptabilisé trois nids de chevalier gambette qui couvent ou qui ont déjà des petits .
Gambette au nid dans les herbes hautes :
et près de son nid à 3 mètres du dernier observatoire en roseaux ( si vous y allez ! pas de bruit !!) :
Enfin vous ne pouvez venir sur la saline sans remarquer que mes amies sternes pierregarin m’ont accompagné, dans ce nouveau lieu, en nombre. Cette année, j’ai compté 120 nids et d’autres couples s’installent encore ! Quel plaisir de les voir parader et crier. Certaines s’accouplent encore :
d’autres élèvent déjà leurs petits .
Cette semaine, j’ai assisté à une scène rare, l’attaque du faucon pèlerin sur la colonie. Cela a déclenché une sacrée pagaille et les hirondelles de mer ont été stressées pendant plus d’une heure !
Elles parcouraient en groupe serré la vasière de long en large :
Belle technique qui perturbe le prédateur, ne sachant quel oiseau il doit choisir.
Mais plus de peur que de mal, par contre, et je ne pensais pas cela possible, le faucon pèlerin a fondu sur une avocette juvénile au sol et ce n’est que ma présence qui l’a sauvée des serres de ce majestueux rapace .
En plus de ces sternidés, des laridés nichent sur le marais :
Les mouettes rieuses ( 3 nids cette année + 3 prédatés ) et plus d’une centaine de mouettes mélanocéphales ( surtout des immatures et subadultes ) viennent se reposer le matin, vous remarquerez la différence entre les premières et elles grâce à leur cris qui ressemblent à un miaulement .
Autre surprise, parmi les gallinules poule d’eau, les foulques et râles qui nichent, j’ai surpris des poussins de grèbes castagneux , mais n’ayant pas de photo pour le moment, je vous en parlerai au prochain épisode !
Au dernier article, je faisais part de la proximité de la récolte de sel , mais aussi de l’arrivée d’une perturbation et donc de pluie .Celle ci fut au rendez vous !
Un mois de pluie plus tard et 120 mm, il a fallu 15 jours seulement de superbe temps pour retrouver la salinité suffisante pour une récolte
Pendant ce mois humide, passé aux oubliettes grâce à ce superbe mois de juillet , de nombreux oiseaux ont vu le jour .
Les avocettes finalement , malgré la prédation, ont réussi, grâce à des pontes secondaires à amener une bonne trentaine de poussins à l’envol .Coté échasse c’est moins le cas car un seul jeune s’en est sorti !
Mais les vraies stars de ce mois de juin, ce sont les hirondelles de mer, qui ont fait le spectacle, d’autant que leur effectif explose .
En effet ce n’est pas moins de 160 couples qui se sont partagés les îlots et cela produit une sacrée cacophonie, ce ne sont pas les visiteurs humains ( nombreux) qui témoigneront du contraire !
Finalement, comme dit précédemment, le sel est arrivé mi-juillet et depuis, la récolte ne s’est pratiquement pas interrompue, par contre, la fleur ne vient toujours pas en abondance .
C’est donc au jour le jour que je vends la maigre récolte d’or blanc .
Cependant le gros sel est là et en quantité , et c’est avec ravissement que je vois se mêler sel et oiseaux sur mes ponts de saline :
Différence entre mouette mélanocéophale ( à gauche subadulte)et mouette rieuse en nuptial et en plumage d’éclipse .
Cette année j’ai la chance que des photographes de talent me donnent leur photos pour que je vous montre mon paradis salé et je remercie donc Pasqual Hervieux pour son magnifique lever de soleil sur le marais :
mais également à Christophe de Prémorel pour ses photos superbes ” sans trucages ” par drone :
tout d’abord de très haut ;
puis de moins haut :
on se rapproche :
et oui c’est rouge naturellement !vive l’oxyde de fer pour les photos !
et le petit bonhomme qui récolte, devinez qui c’est ?
ombres projetées :
bref du talent !
Les orages annoncés vont peut être sonner la fin de la récolte 2020 , ou perdurer encore un peu si les pluies sont faibles ou modérées .Dans tous les cas je suis satisfait des quantités .
Mais cette année si particulière a quand même un petit gout amer , un gout de privation de liberté .Cette liberté que je chérie tant et qui me fait aimer les oiseaux libres !
Depuis plusieurs semaines, ceux qui se rendent sur la saline ont certainement la surprise d’être accueillis bruyamment par des oiseaux aux longues pattes !
Les plus perspicaces se sont vite rendu compte que les oiseaux criaient pour de bonnes raisons : ils protègent leurs poussins .
Que ce soit l’avocette à nuque noire qui alarme :
ou l’échasse blanche :
Ces parents sont là pour vous maintenir à distance de leurs précieux rejetons !
Les poussins d’avocette,
qui ont déjà bien grandi et qui volettent pour certains
où d’échasse
Tout ça pour dire que même si le joli peuple des oiseaux à grandes pattes a décidé, en connaissance de cause, de fonder une famille sur un site anthropique et utilisé quotidiennement par l’homme, il ne faut pas oublier son caractère sauvage et faire bien attention de venir avec retenues et compréhension !
Par ailleurs j’attend avec impatience la naissance des gravelots à collier interrompus qui devrait avoir lieu aujourd’hui ou demain !
Je vous tiens au courant dès que l’heureux événement a eu lieu .
Pour les petits gravelots, c’est repoussé car le renard s’est fait un petit repas frugal et le petit gravelot a refait son nid sur les ponts de saline ( il est capable de le refaire trois fois en cas de prédation ou d’inondation, il est habitué !).
Le nombre de sternes nicheuses s’étoffe, plus de 12 couples maintenant et pour les préserver j’ai remis l’électricité dans la clôture qui ceinture la vasière .
Quand au sel, avec les pluies régulières depuis trois semaines ( et encore par rapport à certaines régions, il ne faut pas se plaindre !), il faudra attendre encore un peu !
Voilà bien longtemps que je n’ai pas transmis de nouvelles de “mon” paradis ou plutôt de “notre” paradis car j’ai la chance de le partager avec vous !
Ce n’est pas faute d’y voir des choses exceptionnelles, mais lorsque je rentre le soir, j’ai parfois bien du mal à me motiver pour rester devant l’ordi un certain temps !
Alors aujourd’hui c’est décidé, je m’y mets, car je me dis que peut-être certains confinés seraient contents de ce petit moment de liberté qu’ils vivront par l’entremise de nos chers emplumés !
Après un été des plus agréables, en compagnie de nombreux visiteurs, la plupart du temps respectueux du site, d’une récolte correcte, les oiseaux migrateurs sont arrivés dès septembre/octobre.
Des vagues successives ont apporté tantôt des barges, tantôt des spatules, parfois en très grand nombre ( jusqu’à 88 spatules et plus de 2 000 barges ), parfois des passereaux ( pouillots fitis, bruants des roseaux, linottes mélodieuses,…) des martins, des sarcelles etc… certains sont restés et hiverneront, d’autres ont continué leur périple plus au sud.
La nourriture benthique ( vers ) présente sur la saline s’est fortement accrue depuis quelques années et les oiseaux en tirent profit pour mon plus grand bonheur .
Bref je n’en crois pas mes yeux et estime avoir beaucoup de chance de pouvoir admirer ce spectacle exceptionnel et sans cesse renouvelé.
Plus le nombre d’oiseaux sur la saline est important et plus j’assiste à des scènes fabuleuses de prédation ou de tentative de prédation.
C’est ainsi qu’un habitué des roselières, le busard, a loupé un foulque devant moi. Ce dernier s’est tellement débattu lorsqu’il était prisonnier des serres du rapace, qu’il a réussi à lui échapper ! Malheureusement vous ne pourrez visualiser cette scène que dans votre tête car l’action fût trop rapide pour que je l’immortalise en photo .
Restent les foulques choqués :
Une autre scène, parmi d’autres : alors qu’un ibis sacré ( rescapé du génocide !) attrape à plusieurs reprises des anguilles. Des aigrettes et hérons cendrés moins efficaces, se disent que finalement, ce sera plus rentable pour eux de chaparder les anguilles à l’ibis !
Quand on sait que l’ibis n’est pas autochtone, on se dit que les oiseaux ont été capables en quelques générations, par l’observation, de profiter de la faculté d’un nouvel arrivant ( avec son bec long et recourbé )et de le parasiter !
En ce qui concerne mes activités, je suis en train de creuser un chenal de 800 m de long, de 2 m de large et de 40 cm de profondeur dans le but de réduire, au printemps, la prédation du renard sur le grand bassin ou de nombreux oiseaux nichent ( et où sont les observatoires ). Je lui adjoindrai une clôture électrique solaire. Bref un travail de taupe, sous le regard de mon copain le rouge gorge qui , vous le savez, n’est pas là que pour m’encourager !
J’ai également commencé un “platelage” pour la tranchée d’accès aux observatoires, avec les moyens du bord ( palettes et tronc de cyprès ), afin de rendre l’accès plus aisé après une pluie.
Pour finir je voulais partager avec vous les merveilleuses photos prises (bien avant le confinement ! ) sur le marais par un copain talentueux : Guy Van Langenhove
D’autres photographes viennent aussi et me transmettent gentiment leurs œuvres, notamment Michel Barberon un autre copain artiste :
C’est fini pour cette fois et la cisticole se joint à moi pour vous souhaiter le plus grand courage face aux adversités de la vie…
Je vous avais dit que d’ici un jour ou deux et après 26 jours de couvaison, les gravelots à collier interrompus allaient voir le jour .
C’est chose faite !!
J’ai ces deux petits films pour montrer leur nid sur les ponts de saline et la façon dont les parents tournent leurs oeufs ou lorsqu’il y a changement d’individus pour la couvaison, car mâle et femelle couvent tour à tour .Malheureusement je n’ai pas filmé les naissances car ma carte mémoire était pleine !!
Les naissances ont donc eu lieu, la maman et le papa se portent bien et surveillent leurs rejetons qui courent partout sur les digues d’argile . Comme ils sont minuscules ( 4 cm!) et qu’ils sont couleur d’argile, vous avez peu de chance de les voir ( les prédateurs aussi d’ailleurs !).Leur stratégie : si un danger survient ( humain, renard, …), ils se blottissent contre l’argile :
Mais peut être assisterez vous à un comportement étrange des adultes si vous vous rapprochez trop de leurs petits trésors : ils vont faire semblant d’être blessé en mimant une aile cassée et tenter de vous éloigner .
Si tel est le cas, faites attention de ne pas marcher sur les petits ! regardez bien à vos pieds !!
Autre trésor, sur les fenouils en ce moment l’ont peut admirer les très belles chenilles du Machaon porte queue :
Leurs belles couleurs vives indiquent qu’elles ne sont pas comestibles, cependant j’en ai trouvé une abîmée, il y a certainement un oiseau qui a tenté de la manger et l’a recrachée car cela avait un mauvais goût !
Bientôt après la métamorphose, nous pourrons contempler les magnifiques papillons colorés …
Ceux qui auront la chance d’être à moins de 10 km de la saline pourront néanmoins assister à un spectacle sans cesse renouvelé lui aussi : celui de la nature qui se réveille de sa torpeur hivernale. Pour les autres, je vous transmets quelques images de certaines scènes capturées, mais qui ne sont pas à la hauteur de ce à quoi j’assiste quotidiennement .
Donc après un hiver riche en espèces hivernantes
qui m’ont aidé par leur présence, à supporter les lourds travaux que j’avais entrepris : création, autour d’un des grands bassins, d’un fossé “anti-prédation” de 800 m , large de 2 m et profond de la hauteur d’un renard avec adjonction d’une clôture, tout cela ” à la main “.
Le printemps est arrivé et avec lui ses migrateurs :
parfois 2000 barges ( merci à Michel !) de plus en plus nombreuses et régulières sur la saline, ou la plus rare grande aigrette ;
Certains passent et d’autres viennent nicher :
Bien sur les mascottes des paludiers sont arrivées en nombre et toujours aussi bruyantes et caractérielles , ce sont les avocettes (plus de 90 !)
Mais depuis le 1er avril des sternes pierregarin sont venues contrôler qu’elles pourront renouveler leur ponte cette année sur les grands ilots de la vasière. Avant elles les plus discrets gravelots à colliers interrompu, toujours les même individus bagués de l’année dernière, sont arrivés aussi !
et les petits gravelots .
Egalement au rendez vous pour nicher sur la saline, le grèbe castagneux qui tire son nom, non pas de ses aptitudes à la castagne mais de ses couleurs rappelant une jolie châtaigne bien mure !
Tout au bonheur de l’observation de ces fabuleuses créations de la nature, je n’en oublie pas moins que mon salaire dépendra de ma récolte de sel !
J’ai donc bien entamé les travaux de nettoyage de la saline, appelés “habillage”, qui consistent à retirer la vase sur les fonds d’argile des bassins et à refaire les petites levées de terre en leur déposant un peu de vase avec la lousse à ponter.
Tout cela à pieds nus !
Mais une action essentielle pour le paludier au début du printemps consiste à vider le grand bassin réservoir ( la vasière) chargé en eau de pluie de l’hiver et à le remplir aux grandes marées d’équinoxe avec de l’eau plus chargée en sel.
En présence de la pleine lune et merveilleusement éclairé par elle, j’ai donc ouvert les trappes de vasière et dans cette eau chargée de sel et donc d’espoir, j’ai pu y voir une multitudes d’êtres minuscules .
Regardez par exemple les corrophies tourneurs ( corrophium volutator) appelés “bigots” par les paludiers et peu appréciés par certains car abîmant l’argile en y faisant des petits terriers en U .
ou la nymphe de la mer, j’ai nommé, le néreis (dans la mythologie grec néréis est la déesse de la mer) :
Tous ces êtres sont à la base d’une chaîne alimentaire et c’est grâce à eux que le marais devient si riche en faune .
Tout est interrelié dans la nature et notre action peut avoir un rôle positif pour la biodiversité, regardez, les ardoises que j’ai installées dans le marais sont devenues des terrasses à lézard vert ou des murailles, qui rechargent leurs “batteries” car l’ardoise noire capte et emmagasine la chaleur. J’ai pu constater que j’avais de nombreux lézards qui attiraient de plus en plus les faucons crécerelles !
Depuis fin juillet d’étranges petits cris aigus résonnent dans le marais , revenus de leurs site de nidification en bord de rivière les chevalier guignettes , animent à présent la saline de Sarzeau.
Ils sont extrêmement nerveux et hochent sans arrêt la queue , ils sont, de fait, assez difficile à photographier !
Profitons en car il ne séjournerons que quelques semaines, ensuite il partirons plus au sud( Afrique de l’ouest ) pour hiverner .
Ils sont de la taille d’un étourneau et , à peine plus gros, leur tiens compagnie, à la même période , les chevaliers culblanc qui leur ressemble .Ces derniers passerons, pour certains, l’hiver sur la saline
Regardez la différence sur cette photo, les guignettes ont “une virgule” blanche sur le corps :
A gauche le guignette et à droite le cul-blanc appelé ainsi car en vol on distingue, très bien, ses sous caudales blanches .
En ce moment les chevaliers peuvent admirer les différentes chenopodiacées ( salicornes, soudes, arroches, bêtes, …)qui se parent d’habits flamboyants et les splendides asters maritimes qui décident de la fin de l’été pour fleurir et ainsi avoir tous les insectes pollinisateurs pour elles !
Alors que la récolte de sel a repris ( après un arrêt de plus d’un mois suite au temps humide ), je ne peux m’empêcher d’admirer la vie reprendre doucement l’avantage sur ce marais jadis abandonné et espérer encore plus …
Début Juillet , Pauline de tébésud est venue nous rendre visite et a fait un petit reportage fort sympathique sur le marais salant .Un grand merci à l’équipe et à la charmante Pauline .Le film est passé ces jours ci, alors même que j’ai provisoirement fermé la saline afin de respecter l’arrêté préfectoral et afin de ne pas déranger les oiseaux migrateurs et hivernants du golfe .
Mais ne vous en faites pas, le marais rouvrira au beau jour !
En fait les dates de l’arrêté : fermeture : 1er octobre à fin février
J’espère aussi faire prochainement des aménagements, pour que je ne sois pas contraint à cette fermeture hivernale et afin d’admirer la grande diversité d’oiseaux du golfe sans les importuner .
En attendant je vous montre quelques oiseaux venus passer un moment ou plusieurs mois devant la saline :
Spatules en vol:
depuis septembre, un groupe de 40 spatules est visible quand la mer est suffisamment découverte, ces oiseaux au drôle de bec sont assez imposants et très attachants de par leurs attitudes de pêche et leur nonchalance .En vol: quelle majesté !
De très nombreuses barges à queues noires sont également arrivées et s’envolent au moindre dérangement ou suivent les avancées et recul de la mer :
Mais bien sur je ne peux oublier les innombrables canards siffleurs qui partagent l’espace avec les bernaches fraichement arrivées, les colverts, les pilets, souchets, et autres emplumés qui aspirent à un peu de tranquillité dans cette zone refuge ou la chasse est prohibée .
Ils vont prendre un peu de poids avant de repartir ou avant d’affronter les rigueurs de l’hiver .
Si vous voulez les admirer sans les déranger, vous pouvez aller a marée haute dans la réserve du Duer à coté ou à Saint colombier quand la mer est un peu retirée .
Sinon, si je suis disponible, je pourrais vous montrer, un peu à l’écart, mes compagnons de l’hiver , pour cela je vous laisse mon numéro de téléphone : 0671543791
Enfin pour en finir, une petite observation de saison : à cette période je vois sur le marais salant, sur les zones argileuses , des rassemblement de plusieurs dizaines de bergeronnettes grises .Il y a des adultes :
et des immatures :
Leurs hochement de queue caractéristiques ( on l’appelle d’ailleurs aussi hoche-queue !)et leurs petits cris discrets accompagnent d’autres passereaux, eux aussi nombreux: linottes mélodieuses,pouillots,mésanges,pipits …