Category: Nouvelles fraîches

  • Premières naissances !

    Alerté par un couple de corneilles aux aguets , je me suis approché et ai pu admirer ces petits canetons de quelques jours qui n’ont échappé à l’appétit vorace des oiseaux noirs, que parce qu’ils étaient dans l’eau et suivaient leur mère .

    Les corneilles sont mal aimées, et je peste souvent contre elles au printemps, mais elles aussi ont des petits à nourrir et contribuent à l’équilibre de la nature, notamment par leur rôle épurateur

    corneilles noires

    Autre espèce que vous pouvez voir régulièrement sur les marais et que j’attendais dans le mien depuis deux ans  : le héron cendré,  qui indique que des poissons ont colonisé les lieux

     

    héron cendré et son arbre

    Je l’ai d’ailleurs vu attraper un épinoche devant moi !

    Un autre ami qui met des couleurs aux marais et qui sans aucun doute élèvera cette année ses petits sur la saline : le tadorne de belon :

    ici monsieur,

    tadorne en vol

    et là madame :

    tadorne de belon femelle

    Et pour finir, le post d’aujourd’hui, un oiseaux commun “des parking” et adepte de mes digues craquelées :

    la bergeronnette grise, qui ici adopte une posture particulière face à un congénère qui la survole :

    bergeronnette aux aguets

    Bref, la vie commence réellement à être foisonnante sur le marais de Truscat et ce n’est que le début …!

    lever de soleil sur salineA bientôt !

     

     

  • Animations au marais !

    Les températures étant plus élevées, les réactions des avocettes ne se font pas attendre, leur hormones sont en “ébullition ” et provoquent un désir d’amour mais aussi de compétition !

    Elles veulent vivre en communauté pour sécuriser leur nid mais ont du mal à supporter le voisinage ! cela ne vous rappelle pas une autre espèce ?

    Donc en ce moment j’assiste à des parades, des scènes “érotique” et des bagarres !

    Sur la vidéo précédente, vous constaterez qu’une parade a débuté ( la femelle est courbée avec le bec proche de l’eau pour signifier son accord et le mâle “danse” autour d’elle, tout en montrant son beau plumage ) et a avorté sous l’action des  débordements du voisinage !

    Là un exemple de “baston “auquel j’assiste, en permanence, en ce moment :

    Sur la prochaine vidéo, la parade s’est terminée par un accouplement bref et un “bisou” pour finaliser l’acte :

    L’on peut constater que le mâle est d’ailleurs  bagué .

    Bientôt une petite cuvette,  sur la terre nue, sera effectuée et quatre œufs pondus .

    24 jours plus tard les poussins verront le jour et c’est là que le lieu de ponte jouera un rôle prépondérant , car les jeunes nidifuges s’alimentent par eux même, et que les avocettes les plus expérimentées , voir vindicatives, élèveront dans une zone riche en nourriture .

    Mais d’ici là des dangers guettent …

    avocette à nuque noire s'étirant

  • Explosion de vie !

    Je le répète sans cesse à ceux qui me rencontrent, le marais est un vrai paradis et réserve,  chaque jour, son lot de surprises !

    Parler ou montrer tout ce qui m’émeut ou m’éblouit prendrai trop de temps et réussir à vous transmettre tout l’amour que j’ai pour les êtres qui peuplent mon marais demanderai un talent que je ne possède pas, alors je vous montre quelques instants de vie captés par mon appareil photo .

    Hier soir,de très nombreux chironomes plumeux ( comme des moustiques mais qui ne piquent pas ) tentaient de pondre à la surface de l’eau et étaient, pour certains, happés par une ” horde ” de canetons affamés, tout juste nés .J’en ai compté 29 issus, d’à priori, 4 mères qui les accompagnaient et les surveillaient .

    Leurs attitude frénétique étaient des plus cocasse et attendrissante et je vous propose de vous placer un court moment dans mon affût :

    Fin avril-début mai des oiseaux de passage , aiment séjourner un court moment dans le marais afin de se reposer, s’alimenter et ainsi reprendre des forces car il reste,  pour certain encore,  du chemin à parcourir .

    Les spatules et leur bec si étonnant font partie de ceux là :

    spatules adulte et immature

    D’autres ne viennent qu’en cette saison au marais afin de se reproduire , tel ce petit gravelot, pas plus gros qu’un moineaux mais sprintant sur les digues arides et nues à la vitesse de Speedy Gonzales :

    petit gravelot

    Ou ce fringille fragile avec son babille sophistiqué  et sa splendide gorge rose, que je n’ai pour le moment  “attrapé” qu’en vol ! la linotte mélodieuse :

    linotte mélodieuse mâle en vol

    Il y a aussi les belles pattes du chevalier gambette et son sifflement puissant pour séduire sa belle :

    chevalier gambette et avocette

    Je pourrais continuer très longtemps, tant cette période printanière, est fastueuse pour l’amoureux de la nature mais je terminerais avec cette vue du marais verdoyante  et,

    paysage truscat

    espérer vous rencontrer et voir vos yeux briller d’admiration pour le marais …

     

  • La vie de château !

    Au printemps 2017, on pouvait imaginer que le peuple à plumes avait trouvé un peu brutal le bouleversement occasionné par la remise en état de la saline .

    Cette année , le doute n’est plus permis , les oiseaux ont accepté le changement et applaudissent à deux ailes, même, les améliorations .

    Ils y ont trouvé la nourriture, revenue elle aussi, et le gite : une vraie vie de château !

     

     

    Suite, à un gros problème informatique, je n’ai pu rendre compte du foisonnement de vie depuis plusieurs semaines, et c’est donc des nouvelles un peu moins “fraîches ” et plus “opulentes”que je vous livre en bloc !

    Tout d’abord 25 couples d’avocettes à nuques noires ont niché, accompagnées de 21 couples d’échasses, ce qui fait une densité impressionnante !

    Ceux ci ont pendant la panne informatique, couvé leurs œufs et élèvent maintenant leurs poussins en toute quiétude malgré la présence du paludier qui termine les derniers préparatifs de la saison de récolte : l’habillage des œillets notamment :

    Mais revenons aux oiseaux!

    Les avocettes ont niché sur les ilots de la vasières et également ont eu le toupet de le faire sur les digues, au risque de se faire dévorer les œufs par le renard !

    Curieusement, pour le moment, ce dernier, bien que présent, car vu dans la prairie voisine et même sur les digues, préfère d’autres mets : campagnol et crabes au vu des reste dans ses crottes .

    Les échasses ont pour la plupart amassé des salicornes desséchées de l’année précédente pour confectionner un nid a l’abris des inondations :

     

    Donc poussins d’avocettes et d’échasses sont surveillés par leurs parents dans une joyeuse cacophonie, surtout quand un danger potentiel survient !

    Autre bonne nouvelle, 3 espèces de gravelots ( petits limicoles de la taille d’une alouette !) fréquentent la saline, dont deux nichent !

    Le petit gravelot et le gravelot à collier interrompu nichent , le premier sur une grosse digue et le suivant sur un pont d’oeillet, ce qui ne manquera pas de poser problème si je récolte avant les naissances !

    Les 4 œufs du petit gravelot sur la digue

    Les trois œufs du gravelots à collier interrompu sur le pont d’oeillet  .

    essayez de trouver l’adulte qui couve sur l’argile !

    Le grand gravelot quand à lui, légèrement plus gros, n’est que de passage, peu nichent en France et c’est sur les îles en mer .

    Encore une autre satisfaction, cette année, 5 couples de sternes pierregarin ont décidé de poser leurs bagages sur le marais et de fonder une famille .

    Et si l’on est attentif, l’on peut voir le mâle offrir à sa belle, en guise de bouquet de fleurs, un poisson qui scellera leur union .

    Durant la période de couvaison, le soleil a chauffé, ce qui a eu pour conséquence de faire évaporer l’eau et de faire baisser le niveau d’eau de la vasière .Une grande quantité de petits poissons et crevettes ont été de ce fait plus accessibles aux piscivores et j’assiste à un spectacle rare et époustouflant : des dizaines d’ardeidés ( aigrettes, hérons,garde-bœufs,spatules ) s’agglutinent dés les premières lueurs du jours pour faire bombance .

    Ainsi que des cormorans bien sur !

    Tout ce petit monde cohabite, tant bien que mal, avec parfois des heurts lorsque les pêcheurs approchent de trop prés les belliqueuses échasses et avocettes !

     

     

     

     

     

  • Naissances !

    Depuis deux jours, un événement somme tout banal mais très réconfortant pour moi est arrivé : la naissance de canetons de colverts !

    canard colvert,cane et ses poussins

    Ces petites boules de plumes adorables côtoient dorénavant une dizaine d’échasses, dont un couple qui couve depuis hier ses 4 œufs .

    échasse accouplement

    Dans 23 jours, si aucun prédateur, ne passe par là, ces graciles volatiles verront le jour : venez voir le 19 Mai la saline de Truscat et peut être aurez vous la chance de les admirer .

    échasse poussin saint armel

    Plusieurs couples de tadornes séjournent aussi et je suis quasi-certain que d’ici peu nous verrons s’ébattre de jolies familles de ces splendides anatidés !

    tadorne de belon couple dans obione

    Pour le moment , les sternes et avocettes n’ont pas découvert ce paradis mais bien sur je ne désespère pas de les voir arriver même si c’est pour une ponte secondaire en juin ou juillet .Rien n’est perdu !

    Comme je l’avais dit précédemment , la récolte de sel aurait pu s’opérer précocement, cependant la pluie ( comme je le redoutais )semble arriver et va certainement décaler ( durablement ?)l’arrivée de l’or blanc !

    Ce n’est pas grave pour le moment et en plus cela me laisse davantage de temps pour admirer mes amis à plumes et pour parler avec vous si vous allez vous perdre par chez nous …

    A bientôt

  • Déluge !!

    En pratiquement 20 ans de saliculture dans le golfe, je n’avais jamais eu à subir une pluie aussi intense , avec un cumul proche d’un mois entier en une nuit et un jour ! 80 mm de pluie équivaux à 80 litre d’eau douce au m2 !

    Comme j’étais sur le point de récolter, précocement certes, je suis d’autant plus rageur ! Retour case départ pour l’évaporation, mais d’abord vidange de toute cette eau douce qui a littéralement noyé la saline et les œillets !

    Je suis d’avantage peiné par les dégâts occasionnés à mes chers protégés à plumes .Si les avocettes n’ont pas trop soufferts car les jeunes étaient déjà bien plumés ( ce qui me permet de dire au passage, qu’au moins 55 jeunes avocettes sont sauvées car pratiquement à l’envol), ce sont surtout les échasses qui ont souffert .Des nids ont été noyés et des jeunes tout justes nés morts de froids .

    Le printemps est dur cet année et le couple de petit gravelot a perdu, également ses 4 petits, à cause du froid , il a refait un nid au même endroit et un autre couple l’a même rejoint !

    Le gravelot à collier interrompu a re-niché, mais cette fois pour me simplifier la tache(!), sur le sentier , ce qui m’a contraint à grillager pour empêcher l’écrasement par des gentils pieds de visiteurs !

    Le grillage qui protège le nid et la femelle :

    et le mâle photographié par un ami  ( Philippe Prigent )

    Depuis quelques semaines une belle population de sternes s’est installée, dénombrant une centaine de nid ! et depuis hier, sous la tempête, trois jeunes sont nés, j’ai décidé de baptiser un des jeunes Miguel !( en référence à la tempête bien sur !)

    Les sternes en “braillant” continuellement attirent d’autre oiseaux et notamment de très belles mouettes mélanocéphales, qui comme leur nom l’indique ont a tête noire, à ne pas confondre avec la mouette rieuse, qui niche sur la saline depuis cette année, et qui a la tête chocolat au lait ( assez foncée quand même !) .Les deux espèces perdent  leur couleur  foncée en dehors de la période de reproduction , il est donc plus dur de les identifier alors !

    Un bon critère est le cri qui est un miaulement chez la mélanocéphale et un rire rauque chez la rieuse .

    mouettes mélanocéphales adultes et derrière des immatures

    mouette rieuse sur son nid

    Je constate également avec ravissement que les crevettes menues ( crevettes inféodées au marais ) commencent à abonder , ce qui a pour heureuse conséquence la venue de nombreuses aigrettes et hérons cendrés, ainsi que plus irrégulièrement de spatules .

    Et pour finir et changer des plumes , j’ai eu une fois de plus la venue d’un ravissant être à poil, un joli brocard, qui a bien énervé les avocettes !

    Salut à tous et à bientôt !

     

  • Chaussage des œillets

    Le chaussage est un terme utilisé par les paludiers, c’est l’action de remettre en état les œillets et surtout les fonds d’œillet. Il se fait très souvent en équipe sous la conduite d’un “maitre chausseur” ! Comme je suis tout seul, je fais ce que je peux …

    Avec ma boyette (pelle), je benne les fonds d’oeillets à fleur d’eau, pour qu’ils soient le plus plats possible. Puis l’argile retirée, est ensuite acheminée grâce à une brouette dans les zones où elle manque (trous, zone trop creuses , pont à charger ).

    ho la jolie "nouvelle" brouette !!
    ho la jolie “nouvelle” brouette !!
    œillets partiellement bennés
    œillets partiellement bennés

    Pour décaisser parfaitement les fonds, le vent doit être nul afin qu’il ne pousse pas l’eau, car c’est elle qui  donne le niveau .

    Ensuite, quand les fonds seront plats, il faudra les labourer et amigailler l’argile (la répartir). Au printemps, les mottes d’argile se seront ameublies sous l’eau et il sera possible des les aplatir, mais seulement quand le sel apparaitra dans les œillets afin qu’il lie l’argile (comme une colle ). Un jour ou deux après, la récolte de sel peut s’opérer .

    Mais avant de vous montrer cela, de nombreuses brouettes pleines d’argile auront été retirées…

    Sinon, coté Piafs ! Mes amis sont encore peu nombreux ! Cela est normal, il leur faut un peu de temps pour s’habituer au changement,  5 bécassines s’étaient tout de même arrêtées et semblaient danser de joie devant un si bel espace .

    becassine dansant

     

  • Saline vue par un oiseau

    Un drôle d’oiseau vient parfois et tel un condor utilisant les thermiques tournoie au dessus du marais, il ramène dans ses serres des images splendides qui font pardonner sa présence un peu bruyante ( d’autant que ce n’est pas souvent ).

    L’animal nous a aimablement largué quelques clichés dans le but de nous en délecter et c’est avec plaisir que nous les partageons !

    photo-charron-3

    marais de Truscat photo Christophe charron
    marais de Truscat photo Christophe charron

    photo-charron2

    photo-charron4

    photo-charron6

    L’oiseau vous permet de voir l’avancée des travaux et le dessin des 16 premiers œillets. Les couleurs rouille sont dues à l’oxyde de fer contenu dans l’argile et relargué dans l’eau des bassins.

    Merci Christophe Charon d’Imag’air !

  • Chantier participatif

    Avis aux amoureux des marais et des oiseaux, un chantier participatif est organisé samedi 22 octobre de 14h à 18h pour réaliser de petits ilots sur la vasière du marais salant .Des pelles seront disponibles, mais par mesure de prudence ( au cas ou nous serions trop nombreux !), essayer d’apporter les  vôtres .

    Bien sur les bottes sont conseillées …

    Chacun ou chaque famille pourra réaliser un ilot et recevoir ensuite des nouvelles, au printemps, des oiseaux les ayant trouvés à leur gout pour nicher .

    Vous pourriez ainsi être le parrain de petits chevaliers gambettes :

    petits chevaliers gambette et leur maman
    petits chevaliers gambette et leur maman

    ou de petites échasses :

    echasse-blanche-et-petits-tendresse

    ou avocette:

    avocette-et-petits-grand-angle

    peut être de poussins de  sterne :

    sterne-pierregarin-et-petit-coucher-de-soleil

    et pourquoi pas de bébés mouettes:

    mouette-rieuse-et-ses-trois-petits

    En conclusion, cela vaut vraiment le coup de venir leur bâtir des hôtels 5 étoiles,et au printemps, ils sauront vous remercier en faisant briller vos yeux d’émerveillement !

    Ah j’oubliais! un gouter sera offert aux travailleurs, mais bien sur vous pouvez également apporter des douceurs à partager …!

  • Mes compagnons de labeur

    Depuis plusieurs semaines, j’ai la chance d’avoir pour musique de fond rythmant mon travail,le chant des milliers de bernaches et canards siffleurs .

    Ils s’entendent particulièrement bien quand la mer vient lécher la digue de front de mer qui protège ma saline et je n’ai pas résisté à la tentation de vous offrir une portion de leur prestation  :

    et comme je partage tout avec vous, je vous montre le bennage des œillets à fleur d’eau ( afin d’être le plus horizontal possible )que j’effectue en ce moment.

    Comme je n’utilise aucune machine bruyante, je ne dérange aucunement les artistes et peux profiter pleinement du concert :