Alors que l’hiver fige les eaux pourtant salées de la saline, je vous montre quelques images de ce qui ressemble, ma fois, de plus en plus à un marais salant !
Perché sur un pin, à 20 mètres, j’ai une vue panoramique extraordinaire, malheureusement la technique à du mal à suivre et à vous restituer la splendeur des lieux
Si tout va bien dans deux mois, après avoir recreusé les fars, adernes et œillets, la saline sera précocement terminée et prête a accueillir les rayons de soleil printaniers .
Mais il ne faudrait pas que le gel perdure trop car je perd du temps à casser la glace !!
Après les frimas, la pluie s’invite ce vendredi et me permet, pour cause d’oisiveté passagère, de poster ces petites observations d’ êtres que je chéri .
Ce sont les plus petits canards d’Europe qui sont entre 50 et 250 dans la vasière 2 de la saline .Ce bassin est recouvert de salicornes annuelles, qui en hiver, relarguent quantité de graines dont sont friands ces graciles anatidés .Les sarcelles, car c’est d’elles dont il s’agit, viennent au gagnage principalement la nuit où au crépuscule (à la passée), sauf durant les grands froids ou leurs plus grands besoins de nourriture les poussent à venir se restaurer le jour .
Les mâles sont( sauf en été ) , comme la plupart des canards, beaucoup plus colorés que les femelles, en livrée brune, qui ont besoin de discrétion lors de la couvaison .
Toujours aux aguets et très nerveux, ils communiquent par un délicieux sifflement métallique et peuvent brutalement quitter les lieux s’ils voient un prédateur (ex: busard des roseaux ) ou un danger potentiel .
Les images sont prises d’assez loin pour ne pas les effaroucher et qu’elles n’aillent se jeter dans la gueule du loup (comprenez les chasseurs …).
dans cette autre séquence, on peut voir leur méthode d’alimentation qui consiste à basculer pour atteindre les graines ( ou animalcules) du fond , c’est ce qui différencie les canards de surface, des canards plongeurs ( ex : fuligules ).
Dans quelques semaines ils quitteront la saline pour aller nicher en marais doux au nord de l’Europe et je serais au RDV cet automne pour admirer de nouveau ces petits bolides aériens .
Ce sont les mots d’Olivier en ce moment sur le marais, lorsqu’on lui demande si cela avance bien…
C’est à la force de ses bras, non loin des pelleteuses qui terminent le gros œuvre (d’ici à la mi septembre, elles auront quitté les lieux et achevé, normalement, le travail), qu’olivier réalise les innombrables petits ponts, et petits chenaux indispensables au futur marais salant…
Il lui faudra tout l’automne et tout le printemps, seul, pour aménager une partie du marais.
Mais un chantier participatif est en projet pour le courant du mois de septembre, nous vous en tiendrons informés.
Il espère pouvoir achever 16 œillets sur les trente prévus, d’ici au printemps prochain, et ainsi récolter, si les conditions climatiques le permettent, les premiers grains de sel de Sarzeau…
Incroyable ! Les pelleteuses terminent le gros œuvre cette semaine.
Après deux mois de travaux sous un soleil indétrônable, elles vont laisser la place à Olivier et les volontaires, afin de réaliser le reste à la main et à la pelle.
La vasière, au fond, apparaît immense, entourée de digues encore dénuées de végétation, et les quelques centimètres d’eau de mer qu’Olivier a pu faire entrer hier, par coefficient de marée d’environ 60, nous permettent de mieux imaginer les îlots dédiés aux oiseaux.
Olivier creuse, façonne, en ce moment, les premiers œillets,
et cela nous laisse déjà imaginer à quoi la saline de Truscat va ressembler à l’été prochain…
Bientôt, le premier chantier participatif va avoir lieu !
Voila c’est terminé pour le gros œuvre, dernière étape, la pose des trappes qui permettront de laisser passer ou d’empêcher l’eau de mer de remplir la vasière. Il y a quelque chose d’émouvant à leur installation, d’autant qu’elles sont très belles car réalisées traditionnellement par un ébéniste de Guérande. Demain ou plus probablement après-demain la mer va pénétrer dans la vasière par l’étier car les trappes seront relevées et le marais salant abandonné depuis tant d’années va revivre …
La mer a enfin trouvé son chemin dans l’étier autrefois obstrué, pour “nourrir” le plus grand bassin du marais salant. La vasière ainsi embellie montre fièrement les ilots qui ne manqueront pas d’accueillir une multitude d’emplumés nicheurs au printemps .
l’étier chemin de l’eau jusqu’à la vasièrela vasière remplie et ses trois ilots
Un deuxième bassin de même surface ( 3 hectares ) jouxtant la vasière, mais plus sauvage et couvert de salicornes a été également inondé. Il va être très apprécié des oiseaux, notamment des sarcelles d’hiver qui adoreront consommer les innombrables graines de salicornes et de soudes maritimes .
la deuxième vasière couverte de salicorne
Du coté de la saline, avant que l’eau des réserves ne s’écoule dans le labyrinthe de bassins, y’ a du boulot !!! Tout d’abord dessiner les œillets, construire les galponts (petites diguettes de séparation entre les œillets ) et ensuite benner les fonds afin de les aplanir parfaitement et de créer une pente avec les fars (bassin de chauffe du circuit ). A raison de 10 cm d’argile à enlever sur plus de 2000 m2, ce sont plus de 200 tonnes d’argile qui doivent être retirées à la boyette ( pelle à bras ) et transportées à la brouette.
galponts construit et bennage en coursargile à retirer des futurs œillets
Cela prend donc forme lentement et chaque minute passée je pense à me pincer pour être sûr que je ne rêve pas et que ce paradis sur terre est bien ma saline …
Ça y est, le nouveau site du marais de Truscat à Sarzeau est enfin en ligne !
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