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Quelques gouttes, donc un petit répit !

Au dernier article,  je faisais part de la proximité de la récolte de sel , mais aussi de l’arrivée d’une perturbation et donc de pluie .Celle ci fut au rendez vous !

Un mois de pluie plus tard et 120 mm, il a fallu 15 jours seulement de superbe temps pour retrouver la salinité suffisante pour une récolte

Pendant ce mois humide, passé aux oubliettes grâce à ce  superbe mois de juillet , de nombreux oiseaux ont vu le jour .

Les avocettes finalement , malgré la prédation, ont réussi, grâce à des pontes secondaires à amener une bonne trentaine de poussins à l’envol  .Coté échasse c’est moins le cas car un seul jeune s’en est sorti !

Mais les vraies stars de ce mois de juin, ce sont les hirondelles de mer, qui ont fait le spectacle, d’autant que leur effectif explose .

En effet ce n’est pas moins de 160 couples qui se sont partagés les îlots  et cela produit une sacrée cacophonie, ce ne sont pas les visiteurs humains ( nombreux) qui témoigneront du contraire !

https://youtu.be/R9O_9uGo28Y

 

Finalement, comme dit précédemment,  le sel est arrivé mi-juillet et depuis, la récolte ne s’est pratiquement pas interrompue, par contre,  la fleur ne vient toujours pas en abondance .

C’est donc au jour le jour que je vends la maigre récolte d’or blanc .

Cependant le gros sel est là et en quantité , et c’est avec ravissement que je vois se mêler sel et oiseaux sur mes ponts de saline :

Différence entre mouette mélanocéophale ( à gauche subadulte)et mouette rieuse en nuptial et en plumage d’éclipse .

Cette année j’ai la chance que des photographes de talent me donnent leur photos pour que je vous montre mon paradis salé et je remercie donc Pasqual Hervieux pour son magnifique lever de soleil sur le marais :

mais également à Christophe de Prémorel pour ses photos superbes  » sans trucages  » par drone :

tout d’abord de très haut ;

puis de moins haut :

on se rapproche :

et oui c’est rouge naturellement !vive l’oxyde de fer pour les photos !

et le petit bonhomme qui récolte, devinez qui c’est ?

ombres projetées :

 

bref du talent !

Les orages annoncés vont peut être sonner la fin de la récolte 2020 , ou perdurer encore un peu si les pluies sont faibles ou modérées .Dans tous les cas je suis satisfait des quantités .

Mais cette année si particulière a quand même un petit gout amer , un gout de privation de liberté .Cette liberté que je chérie tant et qui me fait aimer les oiseaux libres !

 

 

 

 

 

Ca sent bon !!

Pourquoi ce titre, me direz vous !?

Depuis que j’ai remis en état cette saline, j’ai pu constater que le milieu très appauvri au départ, au fil du temps s’enrichissait de nouvelles espèces animales et végétales. Cependant dans le marais « flottait » une odeur, pas des plus agréables,  de souffre et de matière organique en décomposition. Je voyais également peu d’organismes aquatiques ( larves de chironomes, néréis, arénicoles,  crevettes menues), voir par moment des relargages toxiques ou une anoxie entraînaient une mortalité  anormale.

J’ai émis l’hypothèse que le milieu était en train de s’adapter au changement et tentait de s’équilibrer .

En effet, abandonné depuis fort longtemps puis laissé en eau douce pour la chasse, il a brutalement été transformé en marais salant, ce qui est très perturbant pour un écosystème !

Même la récolte de sel n’était pas des plus abondantes, surtout concernant la fleur de sel. Car pour que la récolte soit optimale, l’équilibre biologique et chimique doit être en place .

Des bactéries halophiles, catalyseurs, ainsi que d’autres réductrices de certaines molécules chimiques ( souffre , sulfate,…) du fer ( bactéries ferrugineuses ) doivent se multiplier .

L’argile doit se saturer en Nacl ( sodium ) et le calcium ( gypse),  qui « encrassait » mes œillets et conduisait à récolter un gros sel « fin » et inhibait la cristallisation du sodium, devait se réduire ou se former en amont du circuit .

Bref depuis quelques semaines et après 4 ans d’exploitation mes narines « frétillent » de plaisir, car la bonne odeur, caractéristique d’un marais salant en équilibre, peut être captée .

Ouvrez donc bien vos fosses nasales quand vous viendrez dans le marais et alors vous comprendrez ce que je veux vous dire : cela embaume !

Des effluves d’iode, de violette, de sel, bref des effluves de bonheur flottent  et remplissent d’espoir le paludier que je suis, de voir naître une fleur de sel tant attendue .

En parlant de sel, les premiers cristaux de gros sel ont été récoltés, mais il semblerait que se soient les premiers et les derniers de la semaine ( ou du mois ) vu la pluie annoncée !

Concernant les oiseaux, le renard a curieusement laissé les pontes de remplacement, pourtant très accessibles ( sur mes ponts d’œillets ou de fars), et de nombreux poussins ont pu naître .

J’ai pourtant vu quotidiennement « goupil » passer sur les ponts fièrement et  se désintéresser des œufs de gravelots à collier interrompu, petit gravelot ou avocette !

Certes ma présence, lorsque je venais régler mon eau ou remplir les œillets, angoissait les couveuses, mais tout s’est bien déroulé jusqu’à la fin. J’ai donc assisté au plus près, à des naissances ( sans affût) et à des comportements habituels d’oiseaux simulant une aile cassée pour m’éloigner de leur progéniture :

 

Celles la ont grandit :

après les avocettes, les petits gravelots:

et les gravelots à collier interrompu et leurs poussins de la taille d’une pièce de 2 euros ! :

J’ai également comptabilisé trois nids de chevalier gambette qui couvent ou qui ont déjà des petits .

Gambette au nid dans les herbes hautes :

et près de son nid à 3 mètres du dernier observatoire en roseaux ( si vous y allez ! pas de bruit !!) :

Enfin vous ne pouvez venir sur la saline sans remarquer  que mes amies sternes pierregarin m’ont accompagné,  dans ce nouveau lieu,  en nombre. Cette année, j’ai compté 120 nids et d’autres couples s’installent encore ! Quel plaisir de les voir parader et crier. Certaines s’accouplent encore :

d’autres élèvent déjà leurs petits .

Cette semaine, j’ai assisté à une scène rare, l’attaque du faucon pèlerin sur la colonie. Cela a déclenché une sacrée pagaille et les hirondelles de mer ont été stressées pendant plus d’une heure !

Elles parcouraient en groupe serré la vasière de long en large :

Belle technique qui perturbe le prédateur, ne sachant quel oiseau il doit choisir.

Mais plus de peur que de mal, par contre, et je ne pensais pas cela possible, le faucon pèlerin a fondu sur une avocette juvénile au sol et ce n’est que ma présence qui l’a sauvée des serres de ce majestueux rapace .

En plus de ces sternidés, des laridés nichent sur le marais :

Les mouettes rieuses ( 3 nids cette année + 3 prédatés ) et plus d’une centaine de mouettes mélanocéphales ( surtout des immatures et subadultes ) viennent se reposer le matin, vous remarquerez la différence entre les premières et elles grâce à leur cris qui ressemblent à un miaulement .

Autre surprise, parmi les gallinules poule d’eau, les foulques et râles qui nichent, j’ai surpris des poussins de grèbes castagneux , mais n’ayant pas de photo pour le moment, je vous en parlerai au prochain épisode !

Kénavo !

 

 

 

Circuit de l’eau

Alors que je suis en attente de l’apparition du sel , je me suis dit que pour symboliser la gravité et la circulation de l’eau dans le marais je pourrais mettre un petit moulin .C’est chose faite !

Et donc je vous le montre grace à cette vidéo, sans montage comme d’habitude !, et donc très imparfait  et tente également,  de nouveau,  de vous montrer le sens de circulation de l’eau :

Vasière puis cobier, ensuite fars , puis Adernes et enfin œillets .

 

Quand le moulin tourne, cela signifie que l’eau circule et donc que je fais passer de l’eau dans le circuit .Cela veut donc dire que l’eau s’évapore sous l’action du soleil et du vent .Je fais passer autant d’eau dans le marais que d’eau qui s’évapore ( circuit fermé ) .Au bout du compte, comme l’eau s’évapore , elle se concentre en sel et tout au bout du circuit, dans les œillets, le sel apparaîtra !Sauf si la pluie s’invite …et il faudra recommencer …

Actuellement le soleil travaille bien et, j’ai bon espoir qu’après une semaine encore d’évaporation le sel apparaisse dans les derniers bassins ( œillets ).

Pour le moment j’admire les premiers poussins d’avocettes rescapés

Les belles et bruyantes sternes qui couvent ou qui paradent :

La multitude de plantes halophiles ( qui aiment le sel ) et d’autres plus rudérales qui colorent le marais :

Cette nouveauté sur ma saline que je n’arrive pas à identifier ( genre de lamier jaune ) , je compte sur vous pour m’aider !!

bref la nature est fantastique et particulièrement au printemps , bon vent à vous !

 

 

Déconfinement !

Voilà le grand jour arrive enfin, nous serons « libres » comme l’oiseau ou presque …

Certes la vie sur la saline n’a pas été bouleversée par la non-présence d’humains ,mais paradoxalement peut être que les prédateurs à poils et à plumes étaient plus tranquilles pour orchestrer leurs forfaits !

En effet les corneilles ont prédaté une dizaines de nids d’avocettes et un nid de petit gravelot , tandis que le renard à « engloutit » plus d’une trentaine de nids d’échasses, d’avocettes et de mouettes !

Un photographe( merci Michel Barberon pour la photo ) qui passait par là,  a pu enregistrer le moment ou maître goupil testait pour voir s’il supportait de mettre ses pattes dans l’eau !

Suite à cet événement douloureux pour moi ( et pour les oiseaux bien sur encore plus !) j’ai décidé de renforcer la clôture électrique qui protège la vasière du renard afin de tenter de sauver, au moins, les sternes qui s’installent en très grand nombre sur les îlots .

Et toujours Michel pour la photo :

Alors , lundi si vous passez par la saline, vous verrez un peu moins d’oiseaux au nid ( surtout coté observatoire )mais vous vous consolerez en pensant que notre ami roux a charge de famille , qu’il lui faut bien subvenir aux besoins de sa progéniture et que les oiseaux vont faire des pontes de remplacement .

Sinon le petit gravelot prédaté par la corneille a refait un nid sur la saline , trois familles d’avocettes avec poussins se baladent car ils ont échappé aux crocs aiguisés et deux couples de gravelots à collier interrompu nichent également sur les ponts d’œillet dont une femelle baguée avec des bagues couleurs et un « drapeau ».Cet oiseau est un nicheur rare en France ( 1500 cples ) et son effectif se réduit, c’est pour cette raison qu’il y a un programme de suivi, avec notamment un baguage :

ici la femelle est baguée  : FBV/MTWhV ce qui correspond a patte gauche : drapeau bleu et bague verte ( de haut en bas ) et patte droite : bague métal ( on ne peux pas lire le numéro , car il faudrait l’attraper ou être plus proche , mais ce n’est pas essentiel pour l’identification )ensuite bague blanche  ( White en anglais )puis bague verte.

Je vais envoyer les infos et ensuite si j’ai un retour je vous dirais ou ce bel oiseau protégé et en raréfaction a été bagué ( a priori pas dans le territoire du parc ) et donc ou est il né . Peut être apprendrons nous aussi qu’il a été vu en Afrique en hivernage …Suspense !

Sinon toujours pas de sel, la pluie s’est invitée ( plus de 100 mm en une semaine ) et je termine de nettoyer les bassins avec mon boutoué (encore  merci Michel !) :

Je termine avec quelques petites ravissantes :

La cotule  si belles avec ses  fleurs jaunes mais si envahissante et même invasive car venant des antipodes ( Australie, nouvelle Zélande !) :

et des « bien de chez nous « ! comestibles et que je ramasserais bientôt pour vendre sur les marchés ( ré-ouverts !), la salicorne annuelle :

A bientôt donc sur le marais

 

 

Sacrées hormones !

Alors qu’en ce moment, l’on ne cesse de parler de particules  pathogènes  , les oiseaux, eux , sont submergés de substances chimiques tout aussi microscopiques mais avec un effet beaucoup plus positif !

Enfin pour la reproduction ! car l’excitation provoquée par leurs hormones a pour conséquence des attitudes parfois surprenantes !

Aujourd’hui , alors qu’un arrivage massif de sternes pierregarin égaye le ciel , je constate que la reproduction de mes chers volatiles enclenche des scènes parfois belliqueuses :

Entre les individus d’une même espèce, je vous l’ai déjà dit et montré:

mais également inter-espèces ,  il est fréquent de voir de l’agressivité venant surtout des avocettes ( au bec pourtant bien inoffensif !)envers tout ce qui vit : échasses, poule d’eau, tadorne et …colvert:

d’autres scènes, qui sont censées être romantiques, ressemblent plutôt à des viols, comme ces tadornes ( mais beaucoup d’anatidés ont la même façon de procéder )  :

La femelle tadorne, après l’acte « d’amour » semble vouloir se purifier car elle effectue un long nettoyage .

Mais le plus drôle qu’il m’ait été donné de voir ces derniers temps, c’est le comportement un peu « narcissique » ou « déviant », à vous de voir, de ce mâle d’avocette .

En effet l’excitation liée aux hormones étant tellement forte qu’il a confondu sur le miroir de l’eau, son reflet avec une partenaire !Je n’ai pas tout filmé, mais seulement la fin d’une parade ( un peu lointaine désolé ) qu’il effectue autour de son image dans l’eau et tente, ensuite vainement, de s’accoupler avec cette partenaire « virtuelle » .Bien évidemment il a du mal à tenir !

Ces scènes sont observées par les très jolies gallinules poules d’eau un peu dubitative :

et par le paludier qui va attendre un peu avant de récolter du sel car la pluie s’est invitée cette nuit , mais tout cela est normal et salutaire après un mois de soleil ininterrompu …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paludier triste !

Cela est certainement très surprenant, mais le paludier qui se croyait un peu asocial , se trouve  mélancolique devant l’absence de présence humaine sur la saline !

Certes la vie animale est venue en grand nombre m’apporter du réconfort , mais elle a beau pratiquer les plus belles danses , entonner les plus beaux chants , ou s’enlacer avec la plus grande tendresse , je reste un peu orphelin de mes amis bipèdes  .

Il me manque ces échanges sur le marais avec ceux  de mon « espèce ». Ceux qui parviennent, en regardant les trésors de la saline, à faire briller leur regard , de sorte que les  étincelles que j’ entrevois dans leurs yeux  illuminent les miens en retour .

Alors pour atténuer cette impression de manque et peut être pour transporter certains visiteurs virtuels dans la magie du printemps sur le marais , je vous envoie quelques images …

A marée haute :

Comme vous pouvez peut être le constater, il y a beaucoup d’oiseaux sur le marais , certains migrateurs de passage, comme la spatule toute ébouriffée :

ou en train de passer, comme me l’a fait remarquer mon fils Elwyn, le « détecteur de métaux « , pour attraper en l’occurrence des crevettes menues :

D’autres migrateurs en transit sont tout aussi beaux, telles ces barges à queues noires arrivées dès l’automne et changeant de plumage jusqu’à s’empourprer:

ou ces courlis corlieux, que l’on nomme aussi les avrilleaux, car ils passent souvent en avril :

Mais bien sur un marais salant, n’aurait pas d’âme si mes jolies demoiselles noires et blanches , n’y venaient pas élever leurs petits .

Cette année , on peut dire que les avocettes  ne se sentent pas obligées de respecter les gestes « barrières  » car elles se sont regroupées  en masse ! près de 160 !

très bruyantes , elles se chamaillent pour profiter, les premières, des petits îlots que j’ai confectionné cet hiver :

Tous les ans j’assiste aux même scènes splendides et peut être suis je un peu redondant et lassant, car je vous relate les mêmes événements , cependant je ne m’en lasse pas et donc j’espère que vous aussi !

Voila donc la parade de l’avocette :

Le mâle tourne autour de la femelle docile en l’aspergeant d’eau pendant de long moment :

puis finalise et termine par un petit bisous  :

 

Lorsque le couple est soudé, il faut trouver un lieu pour construire le nid douillet :

Arrivées un peu plus tard sur le marais ( elles viennent de plus loin : Afrique ), les échasses paradent de façon identique mais  sont vraiment les plus gracieuses avec leurs très longues pattes  :

 

 

et le bisou final est vraiment classe !

Une autre copine à plumes, la mouette rieuse,  vient nicher elle aussi et on peut vraiment comprendre l’expression  » se voler dans les plumes  » alors même qu’elles n’ont pas a subir les contraintes du confinement !…

Bon encore une fois ,  j’espère que vous supportez tous les contraintes actuelles et que ces quelques nouvelles de mon lieu de travail vont vous aider à rêver …

Une dernière chose, toutes les photos et vidéos ont été réalisées des nouveaux observatoires en roseaux que j’avais confectionné pour vous .

Bientôt , le confinement terminé, vous aurez le loisir, si vous le souhaitez, de vous « enfermer » dans ces espaces pour admirer le peuple libre .Peut être les poussins seront ils nés, espérons qu’ils ne soient pas envolés …

 

Révons aux oiseaux libres !

Bonjour à tous !

Il y a bien longtemps que je n’avais pas dit un petit mot , des problèmes informatiques ( mon appareil photo n’est plus reconnu par mon ordi !) et le méchant virus ( pas informatique lui !) ne m’ont pas aidé .

Mais comme la vie animale sur la saline  se contrefiche de notre situation ( ou alors s’en réjouie), il se passe des choses merveilleuses  que j’étais impatient de vous montrer .

Grace à Elwyn ( qui viens d’avoir un appareil photo , reconnu lui, par l’ordi ), vous allez pouvoir voir quelques images ( faites avant le confinement ) , mais j’ai vraiment hâte que vous veniez voir tout cela de vos propres yeux .

Tout l’hiver a vu un nombre impressionnant de sarcelles d’hiver  ( de 100 à 250 )venir fouiller la vase de la saline à la recherche de graines ( surtout de salicornes ) et de vers . Ce sont des oiseaux très craintifs car très chassés ( en dehors du marais salant ) et donc  je félicite Elwyn pour « sa prise »:

De nouveaux observatoires ont été réalisés pour que vous aussi vous puissiez, un jour , approcher ces oiseaux si colorés .

Je crains qu’après le confinement ces jolis volatiles ne soient partis du marais salant pour aller en eaux douce se reproduire .

Mais d’autres oiseaux seront là pour vous accueillir:

pour le moment celles qui sont arrivées en masse,  pour perpétrer leur espèces, se sont mes adorées avocettes à nuques noires ( ou élégantes ) .Les îlots refaits  » à neufs » semblent fortement les intéresser et actuellement plus de 110 paradent  et s’excitent d’autant plus que le soleil réchauffe et le vent souffle peu .

Quelques bécassines de passage observent, mimétiques, les scènes d’amour, peu concernées, qu’elles sont, car ce n’est pas en ces lieux qu’elles élèverons leurs petits mais beaucoup plus au nord .

Parmi ces « belles plumes » s’activent aussi des barges à queues noires ( jusqu’à 300 à marée haute), colverts,tadornes,aigrettes,spatules,quelques échasses arrivées d’Afrique,gambettes, aboyeurs etc …mais mon fiston n’est qu’au tout début de son initiation à la photo naturaliste, donc tout n’est pas en image et il faut « laisser le temps au temps « , d’autant que pour le moment Elwyn est en « cage » !

Par contre , à l’entrée du marais, quand le soleil frappe de  jolis reptiles sortent et font le bonheur des observateurs et photographes émerveillés :

Le lézard vert et des murailles « tapant la causette » :

et le lézard vert tout seul :

Mais avant de partir « en confinement » Elwyn a eu aussi envie de m’aider un peu à travailler l’argile du marais salant en vue de préparer la saison prochaine .Car même si je ne vends plus de sel pour le moment sur le marché( dur dur pour la trésorerie !) , il faut espérer que cet été je puisse récolter et vendre mes produits .

Alors bien sur, c’est un peu dur quand on a que 11 ans, mais le tout c’est d’essayer !

A bientôt,  en vrai !

 

 

Bonne année !

Un tout petit texte pour vous souhaiter le meilleurs pour cette nouvelle année , Malgré la richesse du marais en automne, je n’ai pas eu l’occasion d’écrire d’article depuis longtemps  car mon appareil photo est à la fin de sa vie ! Alors je profite de la splendide photo d’un amis ( Didier ) pour écrire ce petit message et en profite pour faire une demande : dès que le marais sera ré ouvert ( après la pause hivernale, arrête préfectoral oblige ) ceux qui auront pris  de belles photos sur la saline  peuvent me les envoyer accompagnées ou non d’un joli commentaire sur les circonstances de la prise . Je serais heureux  d’ utiliser pour le blog  celles qui seront, par exemple, choisies par la communautée facebook  ( sur lesamisdelasaline )

Dites moi ce que vous en pensez  ?

Sel’a fin de saison !

Depuis une bonne semaine, les pluies automnales sont arrivées ! chouette pour les futures pousses de champignons et bien sur moins drôle pour la récolte  de sel qui s’achève avant même de vraiment commencer !

Cette année ne sera pas à noter dans les annales pour les quantités produites ( en ce qui me concerne puisque apparemment tous les paludiers de France et de Navarre sont contents !!), mais comme vous le savez j’ai la chance de recueillir sur mon marais,  un salaire autrement plus précieux : le bonheur affichés des visiteurs devant les beautés du lieu façonné par la nature ( et un peu par moi !)et par la richesse de la faune sauvage .

J’ai aussi l’immense plaisir et fierté  de voir mon fils se passionner devant l’extrême beauté de la nature et parfois emprunter mon appareil photo pour immortaliser ce qui lui apparaît, légitimement, comme unique :

Ses premières libellules : leste vert et anax empereur :

Mais j’ai également  la chance que des amis, amoureux eux aussi de la nature, m’offrent des photos de leurs rencontres avec les splendeurs animales et végétales de la saline :

quelques unes parmi les nombreuses que l’on me transmet :

de Jean François Briand dit Jeff !:

Alors ,devant tant d’amour, de gentillesse et de passion , pour quoi ne pas croire, l’espace d’un instant, que le monde n’est pas en train de s’écrouler , mais simplement en transition vers plus de respect et d’attention envers notre bien commun .

Je termine cette page en vous montrant trois espèces qui nichent sur le marais mais en zone plus saumâtre et dans la roselière :

la gallinule poule d’eau:

et son jeune :

La foulque macroule:

et les râles d’eau , jeune et adulte , petit joyaux des lieux :

Enfin, avec des hivers de plus en plus doux, certaines espèces d’oiseaux ont une démographie galopante , c’est le cas des hérons garde-bœuf que l’on voyait jadis plutôt en Camargue et qui maintenant animent les prairies bretonnes et de temps à autre les marais :

face au château de Truscat

Kenavo !

 

 

 

Retour du sel et d’autres migrateurs

C’est un été peu commun cette année , il nous visite brutalement en juillet pour nous abandonner tout le mois d’août  et le revoilà qui repointe le bout son soleil en septembre !

C’est ainsi qu’avec le retour d’un temps plus sec ( notamment avec une hygrométrie basse,  grâce à des vents favorables ), voila le retour du sel  et notamment d’un peu de fleur de sel qui manquait cruellement à mon étal sur le marché .( récolte de courte durée car le 9 septembre est arrivée l’ennemie du paludier : 21 mm cumulés de pluie, me laissant donc le temps d’écrire ce post !)

Ce marais tout jeune est encore très « capricieux » et peu productif en fleur de sel , il faut être patient et se satisfaire de la maigre récolte qu’il me permet d’avoir  .

récolte de la fleur

Par contre sa jeunesse n’empêche pas la venue de très nombreux volatiles , je vous parlais la dernière fois des bécasseaux cocorlis ( confondus avec les maubèches !) et voila donc des maubèches de passage ( juvéniles ) :

accompagnés comme il se doit par les très nombreuses barges à queues noires ( plus de 600 dans le marais à marée haute ) qui s’alimentent frénétiquement( non, non ce n’est pas en accéléré !) et qui décollent brutalement dès qu’un rapace passe à proximité :

puis une quantité impressionnante de pouillots fitis ( à priori  car je ne les ai pas entendu chanter et ils sont très facile à confondre avec les pouillots véloces !), regardez comme ils sont nerveux et semblent trouver abondance d’insectes dans les spartines du marais . Cette manne va leur donner des forces pour continuer la migration jusqu’en Afrique subsaharienne .

J’ai également la très grande chance d’être sur un parcours migratoire d’hirondelles de différentes espèces ( de rivages,rustiques et de fenêtre ) et depuis 3 semaines des centaines de ces oiseaux merveilleux égayent de leurs vols rapides mes marais :

En ce moment j’assiste aussi a quelques bagarres de chevaliers gambettes , il semblerait que des immatures veuillent s’entraîner pour les futures luttes de territoire au printemps prochain !

Et comme d’habitude à partir de mi-juillet , des petites flèches bleues bruyantes reviennent me voir dans le marais,  pour consommer tout l’automne et l’hiver , dans une relative douceur , des crevettes menues et petits poissons salés .( photo un peu terne car faite sous la pluie )

Le martin se pose souvent sur un piquet devant l’observatoire en roseau, tentez votre chance et avec un peu de patience vous pourrez l’admirer en vrai !!

Pour ne pas parler que d’oiseaux , en ce moment d’autres animaux volants me ravissent , ce sont notamment les anax empereurs , une des plus grande libellule d’Europe qui fait du sur-place  ( comme le crécerelle !) afin de localiser sa proie ( et éventuellement sa future partenaire )au dessus du marais :

Et d’autres libellules très communes aussi , les sympetrums ou libellules rouge sang :

le mâle :

la femelle:

Et pour finir avec d’autres beautés, mais végétales cette fois : les différentes plantes halophiles qui s’empourprent pour beaucoup à l’arrivée de l’automne et qui enflamment le marais :

comme la soude commune:

ou bien sur les célèbres salicornes annuelles :

et d’autres fleurissent comme ces salicornes rameuses:

ces fenouils :

ou ces magnifiques asters maritimes butinées par de nombreux insectes, dont l’abeille :

Et comme d’habitude des artistes se révèlent très talentueux avec l’argile du marais et je tiens a leur faire honneur :

Certains voudraient bien faire pareil !

 

Et l’on se quitte avec le vol des cygnes qui daigne de temps en temps venir sur le marais , mais qui en général préfèrent aller dans le golfe pour l’hiver :

à bientôt !