Quelques gouttes, donc un petit répit !

Au dernier article,  je faisais part de la proximité de la récolte de sel , mais aussi de l’arrivée d’une perturbation et donc de pluie .Celle ci fut au rendez vous !

Un mois de pluie plus tard et 120 mm, il a fallu 15 jours seulement de superbe temps pour retrouver la salinité suffisante pour une récolte

Pendant ce mois humide, passé aux oubliettes grâce à ce  superbe mois de juillet , de nombreux oiseaux ont vu le jour .

Les avocettes finalement , malgré la prédation, ont réussi, grâce à des pontes secondaires à amener une bonne trentaine de poussins à l’envol  .Coté échasse c’est moins le cas car un seul jeune s’en est sorti !

Mais les vraies stars de ce mois de juin, ce sont les hirondelles de mer, qui ont fait le spectacle, d’autant que leur effectif explose .

En effet ce n’est pas moins de 160 couples qui se sont partagés les îlots  et cela produit une sacrée cacophonie, ce ne sont pas les visiteurs humains ( nombreux) qui témoigneront du contraire !

https://youtu.be/R9O_9uGo28Y

 

Finalement, comme dit précédemment,  le sel est arrivé mi-juillet et depuis, la récolte ne s’est pratiquement pas interrompue, par contre,  la fleur ne vient toujours pas en abondance .

C’est donc au jour le jour que je vends la maigre récolte d’or blanc .

Cependant le gros sel est là et en quantité , et c’est avec ravissement que je vois se mêler sel et oiseaux sur mes ponts de saline :

Différence entre mouette mélanocéophale ( à gauche subadulte)et mouette rieuse en nuptial et en plumage d’éclipse .

Cette année j’ai la chance que des photographes de talent me donnent leur photos pour que je vous montre mon paradis salé et je remercie donc Pasqual Hervieux pour son magnifique lever de soleil sur le marais :

mais également à Christophe de Prémorel pour ses photos superbes  » sans trucages  » par drone :

tout d’abord de très haut ;

puis de moins haut :

on se rapproche :

et oui c’est rouge naturellement !vive l’oxyde de fer pour les photos !

et le petit bonhomme qui récolte, devinez qui c’est ?

ombres projetées :

 

bref du talent !

Les orages annoncés vont peut être sonner la fin de la récolte 2020 , ou perdurer encore un peu si les pluies sont faibles ou modérées .Dans tous les cas je suis satisfait des quantités .

Mais cette année si particulière a quand même un petit gout amer , un gout de privation de liberté .Cette liberté que je chérie tant et qui me fait aimer les oiseaux libres !

 

 

 

 

 

5 réflexions au sujet de « Quelques gouttes, donc un petit répit ! »

  1. Olivier, merci pour de message, merci pour les photos, et surtout un immense merci pour ce que vous faites. Depuis le début ( le encore regretté Lasne. ..? ) je vous suis. J’y amène ma famille, mes amis, et tous, tous sont impressionnés. Impressionnés par votre gentillesse, votre générosité. Mais aussi par votre créativité. On peut revenir très souvent, et outre la beauté des fars et des oeillets qui changent régulièrement, on trouve une nouveauté : que ce soit la longue tranchée et ses observatoires (climatisés 😥), ou comme hier la découverte de l’atelier pêche à la crevette pour le bonheur des enfants.
    Je ne sais si ceux qui vous ont chassés de Lasne sont venus voir votre splendide réalisation, mais il doivent avoir un coeur bien sec , une pauvreté d’esprit et d’humanité pour n’avoir rien compris.
    Je vous souhaite le meilleur.
    XAVIER

  2. Cher Olivier,
    Je m’associe totalement aux compliments et félicitations que Xavier (Roux) vous adresse. Je vous suis depuis le début de votre aventure à Saint-Armel et je n’imaginais pas avant de découvrir Lasné que nous pourrions être contemporains d’une Renaissance de la saliculture qui nous donnerait l’impression émouvante d’être contemporain des anciens paludiers disparus dans les années 50 et 60. C’est la continuité d’un savoir ancestral et patrimonial qui produit non seulement un condiment essentiel mais de la beauté naturelle comme en témoignent les photos magnifiques (au sol et « dronées ») que vous venez de mettre en ligne. La saliculture comme un Art en communion avec la Nature, voilà l’exploit que vous réalisez chaque jour avec tant de modestie. Je connais (presque !) tout de l’histoire des marais salants de Truscat : en 1463, le Duc de Bretagne François II offrit le marais à Jean Maudec, son secrétaire pour le transformer en saline. Il fallut pas moins de 700 ouvriers pour le créer… Puis il y eut Olivier de Levenoy (1540), René de Francheville (1558) et sous Louis XIV, on dénombrait une centaine d’œillets. Et le dernier paludier avant vous fut Pierre Eude qui l’exploita pendant la Seconde Guerre Mondiale.
    A très bientôt, sur vos « terres » salines ou au marché de Sarzeau. Amitiés. Jean (Nègre) du Tour du Parc.

  3. Bonjour !
    Un vrai plaisir d’avoir de vos nouvelles !
    Magnifiques images et textes.
    BRAVO pour ce regard sur la « vie ».
    J’espère pouvoir venir découvrir votre univers à nouveau et pourquoi pas faire quelques images sur votre sites.
    Bien à vous

  4. Oui vraiment de très très belles photos qui mettent en valeur ce travail remarquable. Merci Olivier pour ta disponibilité, ta créativité, ton accueil si pédagogique et tout ce que tu nous transmets.
    Brigitte

  5. un marais salant toujours aussi superbe,grace à la tenacité d’un homme à la grande humanité,rendez lui visite sur son marais ou au marché il merite d’être connu et apprécié!!!!

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