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Faire part de naissance !

Je vous avais dit que d’ici un jour ou deux et après 26 jours de couvaison, les gravelots à collier interrompus allaient voir le jour .

C’est chose faite !!

J’ai ces deux petits films pour montrer leur nid sur les ponts de saline et la façon dont les parents tournent leurs oeufs ou lorsqu’il y a changement d’individus pour la couvaison, car mâle et femelle couvent tour à tour .Malheureusement je n’ai pas filmé les naissances car ma carte mémoire était pleine !!

Les naissances ont donc eu lieu, la maman et le papa se portent bien et surveillent leurs rejetons qui courent partout sur les digues d’argile . Comme ils sont minuscules ( 4 cm!) et qu’ils sont couleur d’argile, vous avez peu de chance de les voir ( les prédateurs aussi d’ailleurs !).Leur stratégie : si un danger survient ( humain, renard, …), ils se blottissent contre l’argile :

Mais peut être assisterez vous à un  comportement étrange des adultes si vous vous rapprochez trop de leurs petits trésors : ils vont faire semblant d’être blessé en mimant une aile cassée et tenter de vous éloigner .

Si tel est le cas, faites attention de ne pas marcher sur les petits ! regardez bien à vos pieds !!

Autre trésor, sur les fenouils en ce moment l’ont peut admirer les très belles chenilles du Machaon porte queue :

Leurs belles couleurs vives indiquent qu’elles ne sont pas comestibles, cependant j’en ai trouvé une abîmée, il y a certainement un oiseau qui a tenté de la manger et l’a recrachée car cela avait un mauvais goût !

Bientôt après la métamorphose, nous pourrons contempler les magnifiques papillons colorés …

Alarme !

Depuis plusieurs semaines, ceux qui se rendent sur la saline ont certainement la surprise d’être accueillis bruyamment par des oiseaux aux longues pattes !

Les plus perspicaces se sont vite rendu compte que les oiseaux criaient pour de bonnes raisons : ils protègent leurs poussins .

Que ce soit l’avocette à nuque noire qui alarme :

ou l’échasse blanche :

Ces parents sont là pour vous maintenir à distance de leurs précieux rejetons !

Les poussins d’avocette,

qui ont déjà bien grandi et qui volettent pour certains

où d’échasse

Tout ça pour dire que même si le joli peuple des oiseaux à grandes pattes a décidé, en connaissance de cause, de fonder une famille sur un site anthropique et utilisé quotidiennement par l’homme, il ne faut pas oublier son caractère sauvage et faire bien attention de venir avec retenues et compréhension !

Par ailleurs j’attend avec impatience la naissance des gravelots à collier interrompus qui devrait avoir lieu aujourd’hui ou demain !

Je vous tiens au courant dès que l’heureux événement a eu lieu .

Pour les petits gravelots, c’est repoussé car le renard  s’est fait un petit repas frugal et le petit gravelot a refait son nid sur les ponts de saline  ( il est capable de le refaire trois fois en cas de prédation ou d’inondation, il est habitué !).

Le nombre de sternes nicheuses s’étoffe, plus de 12 couples maintenant et pour les préserver j’ai remis l’électricité dans la clôture qui ceinture la vasière .

Quand au sel, avec les pluies régulières depuis trois semaines ( et encore par rapport à certaines régions, il ne faut pas se plaindre !), il faudra attendre encore un peu !

Le soleil doit travailler !

 

Pluie et encore pluie !

Je ne compte plus les jours de pluie, mais cela me semble interminable! certes les jardiniers sont contents mais le cueilleur de sel beaucoup moins !

En attendant les oiseaux grandissent et s’adaptent ou se protègent des intempéries .

Les avocettes de quelques jours se refroidissent très vite et ne doivent leur salut qu’à leurs parents attentionnés qui leur servent de parapluie  :

Mais les juvéniles de plus de 15 jours commencent à avoir un plumage étanche et continuent à s’alimenter sous les gouttes :

Quand à d’autres, notamment les tadornes, ils profitent de cette eau douce pour faire un brin de nettoyage !

 

 

La vie de château !

Au printemps 2017, on pouvait imaginer que le peuple à plumes avait trouvé un peu brutal le bouleversement occasionné par la remise en état de la saline .

Cette année , le doute n’est plus permis , les oiseaux ont accepté le changement et applaudissent à deux ailes, même, les améliorations .

Ils y ont trouvé la nourriture, revenue elle aussi, et le gite : une vraie vie de château !

 

 

Suite, à un gros problème informatique, je n’ai pu rendre compte du foisonnement de vie depuis plusieurs semaines, et c’est donc des nouvelles un peu moins « fraîches  » et plus « opulentes »que je vous livre en bloc !

Tout d’abord 25 couples d’avocettes à nuques noires ont niché, accompagnées de 21 couples d’échasses, ce qui fait une densité impressionnante !

Ceux ci ont pendant la panne informatique, couvé leurs œufs et élèvent maintenant leurs poussins en toute quiétude malgré la présence du paludier qui termine les derniers préparatifs de la saison de récolte : l’habillage des œillets notamment :

Mais revenons aux oiseaux!

Les avocettes ont niché sur les ilots de la vasières et également ont eu le toupet de le faire sur les digues, au risque de se faire dévorer les œufs par le renard !

Curieusement, pour le moment, ce dernier, bien que présent, car vu dans la prairie voisine et même sur les digues, préfère d’autres mets : campagnol et crabes au vu des reste dans ses crottes .

Les échasses ont pour la plupart amassé des salicornes desséchées de l’année précédente pour confectionner un nid a l’abris des inondations :

 

Donc poussins d’avocettes et d’échasses sont surveillés par leurs parents dans une joyeuse cacophonie, surtout quand un danger potentiel survient !

Autre bonne nouvelle, 3 espèces de gravelots ( petits limicoles de la taille d’une alouette !) fréquentent la saline, dont deux nichent !

Le petit gravelot et le gravelot à collier interrompu nichent , le premier sur une grosse digue et le suivant sur un pont d’oeillet, ce qui ne manquera pas de poser problème si je récolte avant les naissances !

Les 4 œufs du petit gravelot sur la digue

Les trois œufs du gravelots à collier interrompu sur le pont d’oeillet  .

essayez de trouver l’adulte qui couve sur l’argile !

Le grand gravelot quand à lui, légèrement plus gros, n’est que de passage, peu nichent en France et c’est sur les îles en mer .

Encore une autre satisfaction, cette année, 5 couples de sternes pierregarin ont décidé de poser leurs bagages sur le marais et de fonder une famille .

Et si l’on est attentif, l’on peut voir le mâle offrir à sa belle, en guise de bouquet de fleurs, un poisson qui scellera leur union .

Durant la période de couvaison, le soleil a chauffé, ce qui a eu pour conséquence de faire évaporer l’eau et de faire baisser le niveau d’eau de la vasière .Une grande quantité de petits poissons et crevettes ont été de ce fait plus accessibles aux piscivores et j’assiste à un spectacle rare et époustouflant : des dizaines d’ardeidés ( aigrettes, hérons,garde-bœufs,spatules ) s’agglutinent dés les premières lueurs du jours pour faire bombance .

Ainsi que des cormorans bien sur !

Tout ce petit monde cohabite, tant bien que mal, avec parfois des heurts lorsque les pêcheurs approchent de trop prés les belliqueuses échasses et avocettes !

 

 

 

 

 

Explosion de vie !

Je le répète sans cesse à ceux qui me rencontrent, le marais est un vrai paradis et réserve,  chaque jour, son lot de surprises !

Parler ou montrer tout ce qui m’émeut ou m’éblouit prendrai trop de temps et réussir à vous transmettre tout l’amour que j’ai pour les êtres qui peuplent mon marais demanderai un talent que je ne possède pas, alors je vous montre quelques instants de vie captés par mon appareil photo .

Hier soir,de très nombreux chironomes plumeux ( comme des moustiques mais qui ne piquent pas ) tentaient de pondre à la surface de l’eau et étaient, pour certains, happés par une  » horde  » de canetons affamés, tout juste nés .J’en ai compté 29 issus, d’à priori, 4 mères qui les accompagnaient et les surveillaient .

Leurs attitude frénétique étaient des plus cocasse et attendrissante et je vous propose de vous placer un court moment dans mon affût :

Fin avril-début mai des oiseaux de passage , aiment séjourner un court moment dans le marais afin de se reposer, s’alimenter et ainsi reprendre des forces car il reste,  pour certain encore,  du chemin à parcourir .

Les spatules et leur bec si étonnant font partie de ceux là :

spatules adulte et immature

D’autres ne viennent qu’en cette saison au marais afin de se reproduire , tel ce petit gravelot, pas plus gros qu’un moineaux mais sprintant sur les digues arides et nues à la vitesse de Speedy Gonzales :

petit gravelot

Ou ce fringille fragile avec son babille sophistiqué  et sa splendide gorge rose, que je n’ai pour le moment  « attrapé » qu’en vol ! la linotte mélodieuse :

linotte mélodieuse mâle en vol

Il y a aussi les belles pattes du chevalier gambette et son sifflement puissant pour séduire sa belle :

chevalier gambette et avocette

Je pourrais continuer très longtemps, tant cette période printanière, est fastueuse pour l’amoureux de la nature mais je terminerais avec cette vue du marais verdoyante  et,

paysage truscat

espérer vous rencontrer et voir vos yeux briller d’admiration pour le marais …

 

Animations au marais !

Les températures étant plus élevées, les réactions des avocettes ne se font pas attendre, leur hormones sont en « ébullition  » et provoquent un désir d’amour mais aussi de compétition !

Elles veulent vivre en communauté pour sécuriser leur nid mais ont du mal à supporter le voisinage ! cela ne vous rappelle pas une autre espèce ?

Donc en ce moment j’assiste à des parades, des scènes « érotique » et des bagarres !

Sur la vidéo précédente, vous constaterez qu’une parade a débuté ( la femelle est courbée avec le bec proche de l’eau pour signifier son accord et le mâle « danse » autour d’elle, tout en montrant son beau plumage ) et a avorté sous l’action des  débordements du voisinage !

Là un exemple de « baston « auquel j’assiste, en permanence, en ce moment :

Sur la prochaine vidéo, la parade s’est terminée par un accouplement bref et un « bisou » pour finaliser l’acte :

L’on peut constater que le mâle est d’ailleurs  bagué .

Bientôt une petite cuvette,  sur la terre nue, sera effectuée et quatre œufs pondus .

24 jours plus tard les poussins verront le jour et c’est là que le lieu de ponte jouera un rôle prépondérant , car les jeunes nidifuges s’alimentent par eux même, et que les avocettes les plus expérimentées , voir vindicatives, élèveront dans une zone riche en nourriture .

Mais d’ici là des dangers guettent …

avocette à nuque noire s'étirant

Premières naissances !

Alerté par un couple de corneilles aux aguets , je me suis approché et ai pu admirer ces petits canetons de quelques jours qui n’ont échappé à l’appétit vorace des oiseaux noirs, que parce qu’ils étaient dans l’eau et suivaient leur mère .

Les corneilles sont mal aimées, et je peste souvent contre elles au printemps, mais elles aussi ont des petits à nourrir et contribuent à l’équilibre de la nature, notamment par leur rôle épurateur

corneilles noires

Autre espèce que vous pouvez voir régulièrement sur les marais et que j’attendais dans le mien depuis deux ans  : le héron cendré,  qui indique que des poissons ont colonisé les lieux

 

héron cendré et son arbre

Je l’ai d’ailleurs vu attraper un épinoche devant moi !

Un autre ami qui met des couleurs aux marais et qui sans aucun doute élèvera cette année ses petits sur la saline : le tadorne de belon :

ici monsieur,

tadorne en vol

et là madame :

tadorne de belon femelle

Et pour finir, le post d’aujourd’hui, un oiseaux commun « des parking » et adepte de mes digues craquelées :

la bergeronnette grise, qui ici adopte une posture particulière face à un congénère qui la survole :

bergeronnette aux aguets

Bref, la vie commence réellement à être foisonnante sur le marais de Truscat et ce n’est que le début …!

lever de soleil sur salineA bientôt !

 

 

Bagarres pour un paradis !

Un jour de beau temps et voila que les amoureuses du soleil sont de retour !

échasse

Quelques cris brefs pour signaler leur arrivée et soudain les grandes pattes roses des échasses se dévoilent après de longs mois d’absence .De retour d’Afrique, donc, elle signifient aux autres de la même espèce, que le territoire leur appartient le temps de la reproduction . mais ce n’est pas si simple !  la concurrence est parfois rude pour un paradis …

Ce ne sont pas les seules à se battre un territoire, les avocettes jouent aussi les acrobates aériens avec la même élégance;  mais ceux qui détiennent la palme de la bagarre la plus bruyante et avec le plus d’éclaboussure, ce sont les tadornes !

Bref, la saison des amours commence et cela ravi le paludier qui se régale du spectacle de la vie …

Souvent ignoré voir détesté , la vie de la microfaune et notamment de certains invertébrés ailés, est primordiale pour l’équilibre de l’écosystème .

En effet depuis quelques jours des myriades d’insectes se réveillent, parmi eux les chironomes plumeux qui se regroupent par milliers afin de se reproduire .

Ces insectes ressemblant aux moustiques, mais ne piquant pas, fournissent une nourriture de choix aux oiseaux . Les oiseaux chassant au vol, comme les hirondelles, se gavent de l’imago, tandis que les oiseaux strictement aquatiques comme les avocettes, mangent les larves rouges ( les vers de vase ) sous l’eau .

Bref à la nouvelle saline de Sarzeau tout les maillons de  l’écosystème se mettent doucement en place et chaque jour réserve son lot de surprise …

 

 

Les larmes du ciel ne sont pas salées !

Comme vous devez le constater, le temps est peu propice à l’évaporation de l’eau salée et au travail au marais !

Les niveaux d’eau sont parfois très élevés dans le marais, suite aux fortes averses orageuses et dépressions,  ainsi le paludier passe plus de temps à vidanger l’eau douce qu’à travailler !

Donc je regarde l’arrivée des premiers oiseaux nicheurs :  hier 38 avocettes se bagarraient et paradaient et je regarde ce que ma caméra « posée », cette fois ci, à proximité du marais a « attrapé  » :

Un mustélidé masqué qui aime passer sur mes digues, d’autant que son terrier est à quelques mètres du marais : le blaireau

Une nuit j’ai eu 167 vidéos déclenchées devant le terrier du blaireau ! J’étais très content et après les avoir vues, ai constaté que c’étaient 167 vidéos d’un … mulot qui, très dynamique, passe sa nuit à faire des acrobaties, en voila un exemple significatif :

A un autre endroit distant de deux mètres de la saline, l’on croise des animaux que je n’ai jamais vus le jour :

Un autre mustélidé chasseur de souris et de mulots : la fouine

Et un rongeur que je n’avais pas encore croisé non plus, je vous laisse deviner :

Lui je le vois régulièrement de jour :

J’ai parfois la possibilité, quand même de travailler et ai terminé de remplir le gobier ( 2 ème bassin du circuit après la vasière ) d’argile pour établir des fonds corrects :

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L’argile ensuite « amigaillée « ( c.a.d cassée et dispersée ) va ensuite, au fil des mois, s’assouplir et se lisser.

Le fond deviendra bien régulier l’année prochaine, comme sur cette image :

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A bientôt les amis 🙂

Le réveil de la saline

Décembre, janvier, février sans nouvelles de la saline, il est temps que le paludier se réveille et vous fasse part des nouveautés !

Tout d’abord il y a peu,  de forts coefficients de marée,  conjugués à des vents puissants de nord/est ont fait monter le niveau de la mer et ont conduit à la rupture d’une digue .

L’eau du golfe est également passée par dessus les digues de saline et les ont bien abimées, bouchant même le tour d’eau (petit fossé  permettant la vidange de la saline ).

digue de saline affaissée dans tour d'eauCoté saline

digue grignotée

Coté golfe

Il va vraiment falloir que je rajoute des pierres car la mer est de plus en plus puissante et risque de gommer, tout simplement les traces de mon travail en faisant disparaître la saline et ses ponts (diguettes ceinturant les bassins ).

Sinon la vie animale commence à s’enrichir et je m’en réjouis !

Comme le père Noël m’a apporté une caméra infra-rouge automatique, je m’amuse à la disposer sur le marais et je vous propose de regarder ce qui a déclenché l’enregistrement, avec ces courtes vidéos : ( je ne sais pas faire de montage, donc je vous livre les images « brut » )

Un de mes « piafs » préféré : le héron cendré en visite nocturne

Un qui se réfugie sur le marais pour, peut-être, éviter de finir farci de plomb (même si le plomb n’est plus autorisé !), le faisan obscur :

Des  « becs plats » aux couleurs chatoyantes qui s’énervent sous l’action des  hormones printanières : les tadornes de Belon :

Un limicole au bec recourbé si étrange : le courlis cendré

Et enfin l’emblème des paludiers aux couleurs bretonnes : l’avocette qui vient juste d’arriver pour nicher sur le marais salant : une de celle qui s’est fait filmer porte des bagues .Elle a été baguée lorsqu’elle était encore poussin à 15 ou 20 jours :

 

Si par hasard, vous décidiez de venir voir la saline se réveiller de son repos hivernal, vous aurez certainement la chance, d’admirer mes compagnons de labeur .Merci comme d’habitude d’y aller prudemment  ! vous savez pourquoi !!

En ce qui concerne mon travail, les conditions météo n’ont pour le moment , pas été favorables pour que j’œuvre énergiquement !mais la saline est vidée et j’ai débuté la préparation .

Je vais terminé de benner les fars et le cobier ( benner: creuser les fonds d’argile pour avoir un niveau correct ) et ensuite je nettoierais les fonds de leurs dépôts vaseux de l’hiver .

En avril ou mai je remplacerai l’eau de la vasière ( ma réserve d’eau de mer ) qui n’est pas assez salée, suite aux nombreuses pluies hivernales, par de l’eau qui j’espère sera plus riche en or blanc !

Actuellement l’eau de la vasière a 5 gramme de sel par litre, normalement je devrais en  avoir 4 à 5 fois plus !

J’attends beaucoup de cette année, car l’année dernière je n’ai pas pu faire de stock suffisant et pas récolté de fleur de sel , donc je vais faire régulièrement la danse du soleil …

Puissions nous avoir un bel été !