Archives de catégorie : Nouvelles fraîches

Naissances !

Depuis deux jours, un événement somme tout banal mais très réconfortant pour moi est arrivé : la naissance de canetons de colverts !

canard colvert,cane et ses poussins

Ces petites boules de plumes adorables côtoient dorénavant une dizaine d’échasses, dont un couple qui couve depuis hier ses 4 œufs .

échasse accouplement

Dans 23 jours, si aucun prédateur, ne passe par là, ces graciles volatiles verront le jour : venez voir le 19 Mai la saline de Truscat et peut être aurez vous la chance de les admirer .

échasse poussin saint armel

Plusieurs couples de tadornes séjournent aussi et je suis quasi-certain que d’ici peu nous verrons s’ébattre de jolies familles de ces splendides anatidés !

tadorne de belon couple dans obione

Pour le moment , les sternes et avocettes n’ont pas découvert ce paradis mais bien sur je ne désespère pas de les voir arriver même si c’est pour une ponte secondaire en juin ou juillet .Rien n’est perdu !

Comme je l’avais dit précédemment , la récolte de sel aurait pu s’opérer précocement, cependant la pluie ( comme je le redoutais )semble arriver et va certainement décaler ( durablement ?)l’arrivée de l’or blanc !

Ce n’est pas grave pour le moment et en plus cela me laisse davantage de temps pour admirer mes amis à plumes et pour parler avec vous si vous allez vous perdre par chez nous …

A bientôt

L’eau tourne !

Voila maintenant 8 mois que, petit à petit, je modèle l’argile du marais de Truscat :  j’ai monté les « ponts », « bénné » les fars, les adernes et les oeillets, déplacé l’argile des buttes jusque dans les trous et arrive le moment ou l’eau salée de la vasière va pouvoir emprunter le chemin que je lui ai préparé .

Grace à la légère pente des bassins l’eau va se promener doucement et commencer son évaporation sous l’action combinée du vent et du soleil .

C’est donc parti !

Le temps favorable de ces jours ci , me fait rêver à une récolte très précoce, elle serait bienvenue car je n’ai plus de fleur de sel ( de St Armel )à vendre !!

saline de truscat d'un arbre

 

 

 

 

 

 

 

Néanmoins, la logique voudrait que la récolte s’opère plus tardivement  et il serait bien étonnant qu’une petite pluie ne s’invite pas au cours du printemps !

En attendant je ne reste pas les bras croisés car il me reste tout de même à finaliser les fonds  et à réaliser le tour des œillets . Le tour d’œillet est une zone surcreusée d’1.5 cm autour des œillets  qui permettra une meilleurs évaporation grâce au circuit de convection qui s’opérera .De plus il sera plus aisé de « cueillir » la fleur de sel dans cette partie ensuite .

Comme vous devez vous en douter je suis également aux aguets concernant l’arrivée de mes amis à plumes ! Dans ce cadre idyllique, je suis impatient que la faune s’installe et il faut reconnaitre que ,pour le moment, elle se fait désirer !

Je sais que la nature va reprendre ses droits mais j’aurais plus d’entrain pour terminer mon travail si j’étais accompagné d’autant d’oiseaux qu’à Saint Armel !

Pourtant si je me remémore, justement, ce qui s’est passé à Lasné, les oiseaux ont pris plusieurs années pour adopter le marais .

De plus la nourriture disponible va s’accroitre de façon exponentielle …

Sinon un couple de migrateur s’est posé sur mes digues, ce sont des traquets motteux  qui semblaient trouver de nombreux insectes sur l’argile, il n’y feront qu’une courte halte .

Et pour finir, si comme eux,  vous voulez passer, vous êtes les bienvenus  !!

 

 

traquet motteux femelle

traquet motteux mâle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fusée du marais

Après les frimas, la pluie s’invite ce vendredi et me permet, pour cause d’oisiveté passagère, de poster ces petites observations d’ êtres que je chéri .

Ce sont les plus petits canards d’Europe  qui sont entre 50 et 250 dans la vasière 2 de la saline .Ce bassin est recouvert de salicornes annuelles, qui en hiver, relarguent quantité de graines dont sont friands ces graciles anatidés .Les sarcelles, car c’est d’elles dont il s’agit, viennent au gagnage principalement la nuit où au crépuscule (à la passée), sauf durant les grands froids ou leurs plus grands besoins de nourriture les poussent à venir se restaurer le jour .

sarcelle d'hiver dans salicornes

Les mâles sont( sauf en été ) , comme la plupart des canards, beaucoup plus colorés que les femelles, en livrée brune,  qui ont besoin de discrétion lors de la couvaison .

sarcelle d'hiver s'étirant l'aile

Toujours aux aguets et très nerveux, ils communiquent par un délicieux sifflement métallique et peuvent brutalement quitter les lieux s’ils voient un prédateur (ex: busard des roseaux ) ou un danger potentiel .

Les images sont prises d’assez loin pour ne pas les effaroucher et qu’elles n’aillent se jeter dans la gueule du loup (comprenez les chasseurs …).

dans cette autre séquence, on peut voir leur méthode d’alimentation qui consiste à basculer pour atteindre les graines ( ou animalcules) du fond , c’est ce qui différencie les canards de surface,  des canards plongeurs ( ex : fuligules ).

Dans quelques semaines ils quitteront la saline pour aller nicher en marais doux au nord de l’Europe et je serais au RDV cet automne pour admirer de nouveau ces petits bolides aériens .

Glace dans les marais

Alors que l’hiver fige les eaux pourtant salées de la saline, je vous montre quelques images de ce qui ressemble, ma fois, de plus en plus à un marais salant !

saline de Truscat 067

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Perché sur un pin, à 20 mètres, j’ai une vue panoramique extraordinaire, malheureusement la technique à du mal à suivre et à vous restituer la splendeur des lieux

Si tout va bien dans deux mois, après avoir recreusé les fars, adernes et œillets, la saline sera précocement terminée et prête a accueillir les rayons de soleil printaniers .

Mais il ne faudrait pas que le gel perdure trop car je perd du temps à casser la glace  !!

052  058063

Érection du totem

C’était un moment intense aujourd’hui sur la saline. Grâce à deux amis, l’un sculpteur de talent (Philippe Scherrer), et l’autre, amoureux des arbres (Ronan Le Dirach), expert dans le maniement du manitou, nous avons érigé un hommage à notre mère nature.

04213450036_10204952381969771_8837505282075156201_n

Ce totem, est également dressé fièrement pour saluer les donateurs qui ont permis la restauration de la saline.

273

Endormi depuis plusieurs semaines, il avait hâte de pouvoir poser son regard sur le marais, plein ouest…

294

 

p1170806

Dans la foulée, nous avons profité de la présence de la machine pour installer de gros fûts de Douglas afin de constituer la passerelle d’accès qui mènera à la saline.

p1170726

 

214

L’étroitesse des lieux a constitué un défi que Ronan a su surmonter avec adresse.

p1170790

L’émotion était grande à admirer notre totem  tourné vers le couchant, car il symbolise,  pour nous,  cette alliance entre les forces de la nature et la sagesse humaine .

Puissions-nous être digne des valeurs qu’il véhicule …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bête noire du marais

C’est un animal quelque peu mystérieux qui fréquente la saline de Truscat, il n’est que très rarement observé ,  malgré sa forte corpulence .D’ailleurs nous ne soupçonnerions pas sa présence si il ne laissait derrière lui quelques traces remarquables et parfois agaçantes !sanglier à truscat

Hé oui cet animal grégaire, c’est le sanglier où bête noire ( où rousse ), il vient quasiment toutes les nuits et cherche, en vain, dans l’argile quelques vermisseaux !  le problème pour lui, c’est que cette argile pure,  fraichement déposée sur les digues est vierge, pour le moment, de vies consommables .En attendant il laboure et passe sans autorisation sur mes bassins fraichement bennés et à de la chance que je n’aime pas le saucisson de cochon !!!… passage de sangliers dans les oeillets

Sur cette photo, une dizaine de sangliers est passé dans les futurs bassins de récolte !

trace de sanglier dont les gardes ont bien marqué

C’est une trace bien reconnaissable dans l’argile avec ses gardes bien imprimées qui ne laisse aucun doute sur son propriétaire !

D’autre vies, plus discrètes, commencent à apparaitre dans ce sol « lunaire » et  permettent d’imaginer une future saline verdoyante .Ce n’est d’ailleurs pas sans émotion que nous avons pu admirer les premières spergulaires qui, malgré des conditions très difficiles, s’implantent et inaugurent le lieu .

spergulaire

spergulaire sur digue d'argile Bientôt d’autres halophiles coloniseront l’argile et petit à petit créeront par leur présence un écosystème favorable à d’autres espèces plus exigeantes .

Bref, soyons patients, la nature reprend ses droits et lorsqu’elle collabore avec l’homme cela peut être surprenant …

En parlant d’homme, de mon coté, je continue à élaborer le sinueux parcours de l’eau et comme il ne me semble pas vous avoir parlé de la façon de construire les ponts( petits talus ) de saline, je vais tenter de vous expliquer la méthode utilisée :

Tout d’abord, j’installe des cordeaux afin de faire des ponts droits, ensuite j’ourdis, c’est à dire, que je lève un peu de terre pour délimiter les diguettes :

ourdis

Quand les bords sont suffisamment secs après quelques jours ou quelques semaines s’il pleut , je remplis les ponts  :

galpont

Voilà, quand les ponts sont fait, il faut faire les fonds et benner pour établir les niveaux, et ça c’est pas le plus facile …

 

 

Frayeur sur la saline !

Ne vous inquiétez pas, malgré ce titre racoleur,  rien de grave ne s’est passé ! Simplement des scènes de vie que j’observe quotidiennement et que j’aime partager.

Aujourd’hui des cris de barges affolées et de superbes envols, ont attiré mon attention et suspendu provisoirement mon travail afin de réaliser quelques clichés sur le vif.

Je vous montre les images et pendant ce temps, je vous laisse deviner ce qui a occasionné ce dérangement :

barges-en-vol

barges affolées

Quelques instants plus tard, le danger passé, tout le monde se repose le cœur battant !

120

Hé oui, c’est un prédateur volant, en occurrence un rapace des zones humides : le busard des roseaux qui a pour technique de chasse d’apeurer les oiseaux et ainsi de sélectionner celui qui est affaibli. C’est un épurateur, les oiseaux le craignent mais au final, il évite la propagation des maladies et donc des épidémies !

busard-des-roseaux

Pour se détendre après tant d’émotions, allons voir ceux qui pâturent régulièrement sur le pré jouxtant la saline :

chevreuils

Maman, papa et petit chevreuil !

faon-de-chevreuil

Longue vie à toi et « fais gaffe  » aux chasseurs !

Sinon, les travaux de la saline avancent bien et malgré les averses, j’ai fini de benner les œillets et d’évacuer l’argile dans les bassins trop creux :

tas-dargile

evacuation-argile-des-oeillets

Il reste, bien sûr, beaucoup de travail, et avec les conditions climatiques moins favorables, cela ne va pas avancer aussi vite…

A bientôt !

012

 

Le geai d’eau !

Un petit post pour une observation que je fais, maintenant depuis un bon mois: d’innombrables geais des chênes traversent mon marais du nord au sud et du sud au nord, continuellement,  afin de s’approvisionner en glands .

Comme cette année, les chênes pédonculés en ont très peu, les oiseaux se rabattent sur les chênes verts abondants sur la presqu’ile de Truscat et pourvus de belles quantité de graines .

Alors, inlassablement, ces splendides corvidés, aux plumes bleues, font des réserves pour l’hiver et comme ils vont en oublier, ils deviennent de véritables forestiers depuis des générations .Ont leur doit très certainement les beaux peuplement de chênes verts de Truscat .

geai

geai transportant des glands
geai transportant des glands

Ont peu remarquer sur les photos que le geai ne transporte pas qu’un gland, mais qu’il en cache, comme le hamster,  dans sa « gorge » .

Tout cela peut paraitre anodin, mais ces oiseaux craintifs et braillards ne sont  que très rarement observés en « pleine eau », euh à découvert ( habituellement ils passent d’arbre en arbre dans les frondaisons )et ici on les voit risquer leur vie, car si un faucon pèlerin ( très présent dans le coin ) voit leur manège, ils risquent fort de passer un mauvais quart d’heure !

Chantier participatif du samedi 22 octobre 2016

C’est sous une tempête de ciel bleu que le premier chantier participatif s’est déroulé,   une douzaine d’apprentis paludiers ont ainsi pu découvrir en avant première le site majestueux du marais de Truscat .

Les boyettes étaient prêtes et fraichement emmanchées pour la circonstance :

les boyettes

et elles étaient accompagnées d’un bel instrument fabriqué par un des bénévoles amis (Philippe Scherrer), un kamelengoni, sorte de harpe africaine,  qui s’amusait à jouer toute seule, avec le vent assez sensible,  de ce bel après -midi .

C’est donc armé de nos pelles de marais que nous avons accédé , un peu difficilement il est vrai, à la vasière afin de réaliser les ilots tant attendus par nos protégés à plumes .

passage délicat sur une planche "rebondissante" !
passage délicat sur une planche « rebondissante » !

La vasière , malheureusement partiellement vidée ( je n’ai pas eu le temps de la vider entièrement, ce qui a compliqué sensiblement les choses !), a été le théâtre d’un jeu de pelle inhabituel .

Je vous laisse regarder le petit montage vidéo conçu dans la hâte par Philippe mais qui devrait vous donner un aperçu de l’ambiance qui régnait :

Pour ceux qui se poseraient des questions,  le film montre au début,  un amas de troncs, sans rapport avec le chantier, mais qui va permettre prochainement de confectionner une passerelle pour accéder plus facilement à la saline et un totem en hommage à la nature et où les noms des souscripteurs seront gravés .

Voila donc,  quelques œuvres admirablement conçues ( même par quelques enfants courageux !), chaque ilots a été identifié et un nom lui a été attribué, ce qui permettra, à ceux qui ont travaillé durement,  de recevoir des nouvelles de leurs locataires, ils deviendront, ainsi , parrains assurément au printemps prochain !

ilot marmoton

046 045 043

Quelques courageux travailleurs de force :

Arthur et papi réalisant l'ilot: appelé ilot surprise
Arthur et papi réalisant l’ilot: appelé ilot surprise
construction de futurs grands parents qui ont nommé leur ilot, ilot marmoton !
construction de futurs grands parents qui ont nommé leur ilot, ilot marmoton !
les artistes Morgane et Aourégan créant l'ilot "utopia"
les artistes Morgane et Aourégan créant l’ilot « utopia »

Tout cela s’est terminé par un copieux et délicieux gouter réalisé par ma maman et mon papa, merci à eux d’être toujours présents et de me soutenir …

gouter avec far, roulé au chocolat et boisson chaudes ou froides accompagné de la Kora de phil
gouter avec far, roulé au chocolat et boisson chaudes ou froides accompagné de la Kora de phil

Voila! il me reste à remercier chaleureusement tous les amis des oiseaux et de la nature, venus m’aider à rendre la saline encore plus attractive pour l’avifaune du golfe .

 

 

 

Mes compagnons de labeur

Depuis plusieurs semaines, j’ai la chance d’avoir pour musique de fond rythmant mon travail,le chant des milliers de bernaches et canards siffleurs .

Ils s’entendent particulièrement bien quand la mer vient lécher la digue de front de mer qui protège ma saline et je n’ai pas résisté à la tentation de vous offrir une portion de leur prestation  :

et comme je partage tout avec vous, je vous montre le bennage des œillets à fleur d’eau ( afin d’être le plus horizontal possible )que j’effectue en ce moment.

Comme je n’utilise aucune machine bruyante, je ne dérange aucunement les artistes et peux profiter pleinement du concert :